Révolution en Iran
Écrit par Administrator   
22-06-2009
                                                                                                                                         

La rÉvolution prolÉtarienne a commencÉ en Iran !

A bas la dictature !

Pour la constitution

d'un gouvernement ouvrier rÉvolutionnaire

à TÉhÉran, appuyÉ sur les shuras !

Pour la solidaritÉ internationale

de la classe ouvriÈre mondiale

avec les masses insurgÉes d'Iran !

L’enjeu du combat

Dès l’annonce du score ouvertement truqué des élections, des centaines de milliers de manifestants ont occupé les rues de Téhéran aux cris de « A mort le dictateur ! ».

Depuis, chaque jour, malgré l’interdiction de manifester, la répression, les morts et les arrestations, le peuple est dans la rue.

En face, la dictature islamiste mobilise ses sbires et ses assassins, ses turbans et ses fusils.

Une crise révolutionnaire s’ouvre à nouveau en Iran. Ou la dictature l’emporte dans un bain de sang, ou les masses iraniennes abattent la dictature.

L’enjeu du combat qui vient d’être engagé est décisif, non seulement pour le peuple iranien, mais aussi pour tous les peuples de la région. La victoire ou la défaite du peuple iranien auront des conséquences au plan mondial, dans le combat entre révolution et contre-révolution.

Le régime islamique a été mis en place

contre la révolution iranienne

En 1979, la révolution éclatait en Iran : les masses chassaient le Shah, protégé de l’impérialisme américain, des conseils ouvriers, les « shuras », se constituaient dans les usines.

La bourgeoisie iranienne se révélait incapable, à elle seule, d’endiguer le mouvement révolutionnaire.

L’ayatollah Khomeiny, protégé jusque là par l’impérialisme français à Nauphle‑le‑Château, était renvoyé sur place.

Tout en tenant de grands discours contre le « grand Satan » américain, il organisait ses « conseils de la révolution islamique » et installait un régime ultra-réactionnaire qui a liquidé des dizaines de milliers de militants ouvriers.

Aujourd’hui, malgré les liquidations, l’exil forcé, la censure et la police politique, la classe ouvrière et la jeunesse iranienne relèvent fièrement la tête contre la dictature réactionnaire islamique.

Il est aujourd’hui dans l’impasse

Les masses ont voté pour le candidat Moussavi qui parlait de liberté tout en restant dans le cadre de la République islamique. Elles ont tenté d’utiliser ce vote avant tout pour se débarrasser de Mahmoud Ahmadinejad et du régime haï.

Mais Moussavi est lui-même un ancien premier ministre de Khomeiny, lui aussi a du sang des ouvriers, des jeunes et des militants sur les mains. Il représente une fraction de la bourgeoisie iranienne qui, sentant l’explosion révolutionnaire venir, a jugé que la dictature devait être un peu adoucie, pour que le régime tienne, au bout du compte, et renoue des relations commerciales plus fructueuses.

C’est pour éviter la révolution que Moussavi s’est présenté, mais le trucage des élections par ses anciens amis, qui n’ont pas fait le même calcul que lui, ne fait que précipiter la révolution !

Tous les impérialismes sont inquiets

Le président Barack Obama dit avoir de « profondes inquiétudes ». Paris se déclare « préoccupé ».

Tous les gouvernements impérialistes peuvent être préoccupés.

Ils ne l’ont pas été pendant trente ans quand le régime assassinait et torturait femmes, enfants, étudiants, ouvriers et militants. Rien ne filtrait de la situation en Iran. Aucune image de la courageuse intervention de nos camarades du PCOI il y deux semaines à la tribune de l’OIT pour dénoncer la délégation iranienne et la répression dans leur pays. Ils ne l’ont pas été le lendemain de l’élection du sanglant Ahmadinejad, alors qu’ils connaissaient très bien les conditions de sa réélection.

Ils ne l’ont été qu’à partir des premières manifestations monstres.

Ce qui leur fait peur, ce n’est pas la réaction, la répression, c’est la révolution ! Et cette fois, leur carte islamique est déjà jouée.

Pour un gouvernement ouvrier

Les revendications des libertés politiques et syndicales, d’égalité des droits pour les femmes, de la suppression de la chape de plomb de la religion d’Etat, de la libération de tous les emprisonnés, se combinent avec les revendications sur les salaires, les licenciements, contre la misère dans laquelle le régime maintient la plus grande partie de la population.

Elles sont incompatibles avec le maintien d’un gouvernement qui défend les intérêts de la bourgeoisie iranienne. Et pour maintenir sa domination face aux masses, la bourgeoisie iranienne ne peut que prendre la forme de la dictature. Pour la bourgeoisie iranienne comme pour l’impérialisme, il faut chercher à écraser la révolution. Il ne peut y avoir de « solution » intermédiaire.

C’est pourquoi la seule perspective pour le combat des masses iraniennes ne peut être que de détruire l’Etat bourgeois islamique réactionnaire, de constituer un Etat ouvrier.

Pour la solidarité internationale de la classe ouvrière mondiale

avec les masses insurgées d'Iran !

Dans tous les pays, les organisations ouvrières, partis et syndicats, doivent appeler à des manifestations massives de solidarité, notamment en direction des ambassades du régime haï d’Iran !

Le CCI(T) appelle tous les salariés, les jeunes, à soutenir le combat du peuple iranien.

VIVE LA REVOLUTION PROLETARIENNE EN IRAN !