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"On ne peut aller de l'avant si l'on craint d'aller au socialisme" Lénine

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   Qui sommes-nous ?   Déclaration constitutive
 
Des militants attachés à la défense des droits et intérêts de la classe ouvrière et des masses exploitées en général, avec la conviction que ceux-ci exigent non pas la recherche d’une impossible réforme du système de profit capitaliste, mais la volonté de l’abattre.
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Européennes
19-06-2009

Editorial :

Elections européennes :

La classe ouvrière et la jeunesse

persistent et signent


En refusant d’aller voter aux élections européennes, avec une abstention record dépassant souvent les 70 % dans les villes et banlieues ouvrières, la classe ouvrière et la jeunesse ont confirmé avec éclat leur rejet de l’Europe des capitalistes qu’elles avaient déjà exprimé au référendum de 2005.

L’abstention massive est un camouflet pour Sarkozy qui s’était empressé, à peine élu, de faire approuver le décalque du Traité Constitutionnel Européen par le Parlement réuni en Congrès. Il voulait faire oublier au plus vite cet épisode fâcheux. Mais les ouvriers et les jeunes n’ont pas oublié.

C’est aussi un camouflet pour l’UMP, le parti du Président, dont le « succès », sitôt vanté par les commentateurs en service commandé, ne représente en réalité qu’à peine plus de 11 % des inscrits.

Mais c’est également un échec pour les partis PS, PCF et PG réunis dans le Front de Gauche, NPA et LO qui ont choisi de présenter des candidats à ces élections, tournant le dos au vote Non de 2005 et avalisant de facto la ratification du Traité par Sarkozy. Votez pour nous, disaient-ils, tout deviendra possible, nos députés combattront pour une Europe sociale, le SMIC européen, la défense des services publics, contre les licenciements et les délocalisations etc...

Mais la classe ouvrière et la jeunesse savent ce qu’est l’Europe des capitalistes et ses institutions, Parlement compris, qui sont tout entiers au service des gouvernements bourgeois. Ils ont refusé de croire que le vil plomb se transformerait en or.

PS, Front de Gauche, NPA et LO prétendaient aussi que voter pour eux était l’occasion d’adresser un avertissement à Sarkozy, de signifier que le combat des salariés dans la rue se poursuivait dans ces élections.

Mais la classe ouvrière et la jeunesse, qui ont cherché les moyens d’imposer la grève générale pour en finir avec Sarkozy, contre les journées d’action et les combats isolés et disloqués, ont parfaitement compris qu’il ne s’agissait là que d’un tour de passe-passe, que Sarkozy se moquait des « avertissements » comme il se moque des journées d’action. Ils ont compris qu’on leur proposait un plat de lentilles en échange de leur volonté de centraliser leur combat contre le gouvernement.

De la même façon qu’ils refusent aujourd’hui dans leur grande majorité de participer à la mascarade des journées du 26 mai et du 13 juin, ils ont refusé de cautionner par leurs votes la poursuite de cette mystification.

L’abstention massive des travailleurs et des jeunes est donc volontaire. Mais elle n’a pu s’affirmer ouvertement, dans toute sa dimension politique, faute d’un Parti Ouvrier Révolutionnaire qui aurait mené partout une campagne pour le boycott de cette élection, pour chasser Sarkozy et son gouvernement, pour un gouvernement des travailleurs, condition indispensable pour aller vers les Etats Socialistes d’Europe. C’est en tout cas cette orientation que le CCI(T), avec ses moyens, a défendue.


Une profonde maturation politique de la classe ouvrière et de la jeunesse

est en cours


Faisant comme si de rien n’était, Sarkozy déclare au lendemain de ces élections triomphales : « Ce succès aux élections commande d’aller plus loin. L’Europe doit changer. Les réformes doivent continuer. » Une telle assurance ne lui vient pas des mirifiques 11 % des inscrits obtenus par l’UMP. Ni même du score calamiteux du PS.

Ce qui lui permet d’avancer, c’est la garantie qu’il a obtenue que « le gouvernement était tranquille jusqu’à l’été », comme l’a dit sans ambages un de ses conseillers, après avoir pris connaissance du dispositif des journées d’action des 26 mai et 13 juin mis en place par les appareils syndicaux.

Alors que par millions les travailleurs et les jeunes avaient montré leur volonté d’en finir avec sa politique, les directions syndicales sont parvenues à escamoter toute perspective de combat immédiate, de centralisation politique contre le gouvernement. Elles sont parvenues à contenir le formidable élan exprimé le 29 janvier, le 19 mars et même encore le 1er mai dans la grève et les manifestations, à laisser isolé jusqu’au bout le mouvement dans les Universités, continuant de négocier, de commissions en groupe de travail, les réformes du gouvernement dont les grévistes demandaient le retrait.

Avec le soutien apporté aux directions syndicales dans leur dispositif de bousille par les partis PS PCF PG LO NPA qui certes, proclament leur opposition à Sarkozy, font même pour certains, comme le NPA, de grandes déclarations sur la grève générale, mais au bout du compte n’avancent comme perspective politique aux millions de salariés et de jeunes pour en finir avec ce gouvernement et sa politique que l’horizon lointain et hypothétique des élections de 2012.

En apparence, tout se déroule donc selon le schéma bien rôdé : le gouvernement va poursuivre sa politique, continuant à s’appuyer sur le « dialogue social » pour faire passer ses réformes et la prochaine journée d’action est déjà annoncée… pour le 7 octobre.

Mais en même temps, des oppositions de plus en plus nombreuses se manifestent dans et hors des syndicats contre l’orientation des directions, dépassant les anciens clivages, cherchant à s’organiser pour surmonter les obstacles. Ici, des sections syndicales CGT ou SUD déclarent ouvertement qu’elles ne soutiennent pas la mascarade du 13 juin, là d’autres s’adressent publiquement à leur direction pour leur demander de cesser de disloquer les combats, de préparer la grève générale contre le gouvernement, ailleurs dans les syndicats de la FSU, c’est un tollé des militants pour fustiger l’abstention de la direction sur le vote au CTPM des projets de décrets du gouvernement qui détruisent la formation des enseignants, aboutissement d’un soutien à peine déguisé.

Derrière l’apparence, une intense maturation politique de toute la classe ouvrière est en cours.

Elle prépare l’irruption d’une crise révolutionnaire, submergeant les appareils.


Pour le capitalisme, le temps des artifices est révolu


La situation économique empire mois après mois. Des entreprises de plus en plus nombreuses ferment leurs portes, le chômage explose, les prévisions s’effondrent. Après avoir épuisé les possibilités légales de mise en chômage partiel, de mise en congés forcés, nombre d’entreprises préparent à leur tour d’autres plans de licenciements à grande échelle.

Cependant les affaires continuent, de celles précisément qui ne font que renforcer la crise : les banques s’engraissent en souscrivant aux emprunts émis par les Etats pour financer leurs dettes, les détenteurs de capitaux spéculent sur tout ce qui bouge, comme à nouveau sur le pétrole, les entreprises les plus solides en rachètent d’autres moins vaillantes, restructurent et taillent dans les effectifs pour augmenter la productivité, la grande distribution et l’industrie agro-alimentaire étranglent les producteurs de lait, les pêcheurs ou les éleveurs.

Avec un seul effet : d’un coté, la concentration s’accroît, les spéculateurs spéculent, et de l’autre, la misère gagne du terrain, étouffant de plus en plus l’activité économique.

Finis les beaux discours de Mme Lagarde, envolées les certitudes du président Lula qui prétendait que la crise ne serait qu’une « vaguelette » quand elle arriverait aux portes du Brésil, hors service la mécanique bien huilée des exportations allemandes, anéanti le miracle de la croissance espagnole tirée par une frénésie immobilière. Partout la récession s’installe, brutalement ici, plus lentement ailleurs, les uns entrainant les autres dans la chute.

Les gouvernements bourgeois promettent pourtant la reprise pour 2010 ou 2011. Ils mentent. Toutes les mesures qu’ils ont prises pour parer au plus pressé aggravent au contraire les contradictions du système capitaliste à bout de souffle, et d’abord le colossal endettement public généré par les plans de sauvetage des banquiers et des patrons, véritable bombe à retardement qui ne demande qu’à exploser.

Ils mentent, mais ils préparent la suite. Les dépenses militaires croissent à nouveau de manière spectaculaire. Pourtant les conditions politiques d’un affrontement entre les principaux impérialismes sont loin d’être réunies. Cela supposerait comme préalable indispensable de très profondes défaites politiques de la classe ouvrière au plan mondial, du même type que celles qui ont précédé le déclenchement de la seconde guerre mondiale, avec la victoire du fascisme en Italie, en Allemagne et en Espagne.

Mais les entreprises militaires impérialistes à l’encontre de pays tiers vont se multiplier, chacun défendant ou cherchant à étendre sa sphère de contrôle. L’inauguration de la base militaire française à quelques encablures des cotes iraniennes participe évidemment de cette fuite en avant.

La crise économique que nous vivons aujourd’hui n’a rien de comparable avec les crises précédentes qui ont secoué périodiquement le système capitaliste mondial depuis la fin des « Trentes glorieuses ». A chacune de ces crises, les gouvernements bourgeois étaient parvenus, au prix de multiples artifices, comme le crédit illimité, à différer l’irruption de la crise généralisée du mode de production.

 Mais nous y sommes et pour le capitalisme, le temps des artifices est révolu car ils ne sont désormais que des facteurs d’accélération immédiats de la crise. Les bourgeoisies, leurs gouvernements, n’ont aucune solution pour sortir de la crise, sauf à plonger le prolétariat, la jeunesse, les populations des pays dominés, dans une effroyable régression.

Les masses perçoivent avec angoisse cette situation nouvelle, elles sentent que les combats qu’il va falloir mener sont d’une tout autre ampleur que précédemment, que la simple défense contre les licenciements, contre les attaques tout azimut, se heurte immédiatement au maintien au gouvernement des patrons et des banquiers, au maintien du système capitaliste. 


Pour aider à la centralisation du combat de toute la classe ouvrière et de la jeunesse en défense des revendications

Pour chasser Sarkozy et le gouvernement de la bourgeoisie,

Pour un gouvernement des travailleurs qui s’attaque au capitalisme, réorganise l’économie pour la satisfaction des besoins et des revendications de l’immense majorité de la population

Il faut construire un Parti Ouvrier Révolutionnaire

 

 

 

 

Elections européennes en France :

qui a votÉ et pour qui ?


60 % d’abstentions. Le premier ministre Fillon se félicite de la victoire de la « majorité présidentielle ».

En fait 11,2 % (28% des 40 %) des électeurs auront donc voté pour l’UMP, parti du président de la République, parti ayant absorbé l’UDF et les voix du Front National. Cela ne fait pas
lourd dans la balance !!

Tous les commentateurs partent des pourcentages de voix et non de l’analyse de la réalité. Qui s’est abstenu ? Qui a voté ? Et pour qui ? Cette analyse sommaire va essayer d y répondre avec quelques données disponibles.


Qui a votÉ ? qui n’a pas votÉ ?


60% des électeurs n’ont pas voté. Non par inconscience mais pour dire une deuxième fois, après le « Non » majoritaire au traité européen, leur « non » à ces institutions. Libre à Sarkozy de ne voir que la victoire de ses 11,2 %, mais ces 60 % ajoutés à tous ceux qui ont voté pour des partis qui se prononçaient contre l’Europe capitaliste ont un tout autre sens. C’est ce qu’un commentateur de la radio publique France-Info analyse comme la recherche d’un « ailleurs politique ».

Analyser par grandes circonscriptions de vote n’a aucun sens, le Nord ouvrier étant, par exemple, regroupé avec la Mayenne paysanne, il faut voir plus finement, au-delà des départements, jusqu’aux communes pour y comprendre quelque chose :

·         l’abstention est générale, mais le taux augmente d’autant plus que l’on se retrouve dans les communes ouvrières, les banlieues travailleuses. L’exemple de Roubaix dans le Nord, de Rive de Giers dans la Loire ou de La Courneuve dans la banlieue parisienne (cf. tableau plus bas) est assez clair. Les taux d’abstentions sont massifs : jusqu’à plus de 70 %. A l’inverse, la grande bourgeoisie a voté massivement aux européennes et massivement pour le parti de Sarkozy comme à Neuilly (cf tableau).

·         Au milieu, se placent les villes et banlieues résidentielles, mélangeant ouvriers, employés, classes moyennes urbaines titillées par l’écologie mais pas encore vraiment touchées par la crise qui vient. L’abstention y est comparable à la moyenne – très forte – de la France.


Pour qui a-t-on votÉ ?


Pour ceux qui étaient à la recherche de postes, d’élus et de publicité dans cette histoire, il y eu beaucoup de vainqueurs et deux grands perdants.

Le parti bourgeois majoritaire, nous l’avons vu, travaille à repeindre son maigre score (réel) en écrasante victoire.

Le parti socialiste, sans surprise, paye son adaptation et son soutien total à la politique de Sarkozy et se fait presque doubler par Europe Ecologie, d’autant plus que la ville est plus grande et contient moins d’ouvriers. Il résiste clairement mieux dans les villes ouvrières, ce dont il faudra tenir compte dans nos analyses.

Le MODEM se dégonfle aussi vite qu’il avait grossi fournissant des voix inespérées à Europe Ecologie. Voulant refaire ce qui s’était passé naturellement en 2006, l’association du combat pour le NON et la bataille contre Chirac et le CPE, deux fois non à Chirac, il s’est trompé, personne ne pensant aujourd’hui que les européennes puissent être un terrain de combat contre Sarkozy. Il reste pour lui une couche assez stable de petits commerçants, de paysans et d’électeurs chrétiens.

Europe Ecologie talonne le Parti Socialiste. Les électeurs proviennent essentiellement des zones urbanisées représentatives de classes moyennes. Il est intéressant de noter que le vote pour la liste Europe Ecologie varie en général dans le même sens que l’abstention et à l’inverse du vote pour les organisations ouvrières.

Les nouveaux apparus sont heureux, surtout ceux qui ont des sièges… On peut dire que le Front de gauche n’a pas réellement réussi à faire apparaitre le caractère « unitaire » de
son opération car dans beaucoup de cas il se contente d’additionner des voix issues du PS et les voix du PC, mais cela reste à analyser plus précisément. Le NPA le talonne, mais dans certains départements il passe nettement devant, par exemple dans la Meuse ou la Meurthe et Moselle. Au-delà de l’influence de l’activité militante, les vieilles restructurations de la sidérurgies accompagnées par le PCF dirigeant la CGT doivent être encore dans les mémoires ouvrières…

Nous nous retrouvons dans une situation où se qui s’exprime est clair :

·         Refus, pour la majorité de l’électorat et en particulier l’électorat ouvrier (l’analyse des votes par bureaux le montrera), après le vote majoritaire du NON au référendum sur le traité constitutionnel, d’entériner la participation des organisations qui se réclament de la défense des travailleurs à l’union européenne et à ses élections : ils n’ont pas voté pour elles.

·         Dislocation du paysage politique antérieur. Le front de gauche et le NPA, nouveaux apparus font presque autant à eux deux que le Parti Socialiste. Marginalisation de Lutte Ouvrière

·         Les grandes manœuvres commencent déjà : d’un côté PS, Ecologistes prêts à s’allier au Modem, de l’autre le Front de Gauche prêt à proposer au PS et au NPA une grande alliance, pas tout de suite pour virer Sarkozy, mais pour préparer 2012, avoir des élus et proposer un grand front populaire en défense du système, avec tous les habitués de la politique à sa tête…


* * * * *

Les résultats européens, qui marquent un recul général – mais avec des différences considérables – des partis socialistes complètement intégrés à la défense et la gestion du système capitaliste exigent une analyse fine que nous publierons dans le prochain numéro de CPFC.

 

Quelques résultats en France :

 

Circonscriptions

Abstentions

FN

Libertas

Parti de la France

Debout la rép

UMP

MODEM

Europe écologie

Alliance écolo

PS

FG

NPA

LO*

Nord Ouest

60,2

10,2

4,26

 

2,4

24,2

8,67

12,1

3,56

18,09

6,84

5,8

 

Est

60,9

7,57

4,1

 

2,34

29,2

9,43

14,27

4,26

17,24

3,89

5,65

 

Ouest

57,6

3,06

10,27

 

 

27,2

8,48

16,64

3,72

17,28

4,58

5,13

 

Massif central centre

57,4

5,12

4,9

1,89

 

28,5

8,14

13,58

3,45

17,79

8,07

5,45

 

Sud Ouest

55,5

5,93

3,06

 

1,28

26,9

8,6

15,82

4,24

17,71

8,15

5,61

 

Sud Est

60,4

8,49

4,29

 

1,99

29,3

7,37

18,27

3,75

14,49

5,9

4,33

 

Ile de France

57,9

4,4

3,28

 

2,44

29,6

8,52

20,86

2,97

13,57

6,32

3,48

 

Exemples de Départements

Abstentions

FN

Libertas

Parti de la France

Debout la rép

UMP

MODEM

Europe écologie

Alliance écolo

PS

FG

NPA

LO*

Nord

 62,09

9,66

2,96

 

2,3

24,6

8,4

12,25

 

19,55

8,01

5,32

 

Pas de calais

 60,03

12,9

4,16

 

 

19,5

7,71

9,33

3,53

21,47

8,98

5,89

2,83

Somme

 57,8

12

6,68

 

 

22,4

8,6

9,77

3,16

17,73

6,53

7,14

2,12

Loire

 61,2

7,91

4,5

 

2,07

28,2

8,87

14,82

3,42

17,05

5,83

5,07

 

Seine Maritime

 59,26

8,6

3,48

 

2,7

23,7

8,18

13,26

3,42

18,59

7,74

6,21

 

Haute Garonne

 53,8

4,91

1,8

 

1,15

27,1

8,03

18,73

4,22

19,3

7,59

5,42

 

Meurthe et Moselle

 61,81

6,56

3,65

 

2,68

25,2

9,38

14,74

3,65

19,54

5,88

6,62

 

Meuse

 58,64

8,07

5,93

 

2,76

28,1

9,32

11,99

4,23

17,06

3,19

7,1

 

Alpes maritimes

 61,85

11,2

4,04

 

2,13

35,1

6,22

17,07

4,15

10,73

4,85

2,84

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Guadeloupe

 85,4

 

 

 

 

23,2

2,85

51,38

0,01

16,8

 

 

 

Ile de France

Abstentions

FN

Libertas

Parti de la France

Debout la rép

UMP

MODEM

Europe écologie

Alliance écolo

PS

FG

NPA

LO*

La courneuve

71,5

6,25

 

 

2,35

15

5,18

9,85

9,85

21,53

20,87

4,64

 

Bobigny

74,6

6,3

 

 

 

14,4

7,55

11,51

 

16,55

19,85

5,88

 

Paris 16eme

51,2

2,99

 

 

 

59,4

7,13

13,17

 

5,94

1,07

0,64

 

Neuilly sur seine

49,7

2,55

 

 

 

65,2

5,95

11,83

 

3,99

0,58

0,45

 

Exemples de villes ouvrières

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Douai

65,5

9,6

 

 

 

25,4

9,68

12,03

 

17,79

7,6

5,88

 

Roubaix

75,5

9,4

 

 

 

21,4

 

15,01

 

23,68

4,59

5,7

 

Rive  de gier

68

10,4

 

 

 

22,9

5,97

11,12

 

18,24

13,63

7,45

2,25

Venissieux

72,5

8,03

 

 

 

16,1

7,41

13,43

 

18,99

16,95

7,34

2,01

Exemples de villes petites bourgeoses et bourgeoises

 

 

 

 

 

 

 

Nice

62,6

12,2

 

 

 

33,6

6,33

15,83

 

12,66

5,24

2,9

 

Cannes

62,1

11,47 

 

 

 

 42,35

5,71 

14,43 

 

9,72 

2,96 

2,53 

 

Ste Foy les Lyon

49,6

3,79

 

 

 

40,7

9,73

19,13

 

12,34

2,94

2,05

 

* LO : tous les chiffres de LO ne nous ont pas été accessibles.

 

 
Elections européennes
04-06-2009
LES ELECTIONS EUROPEENNES DU 7 JUIN : UNE OPERATION DE SOUTIEN
A L’EUROPE DES CAPITALISTES ET AU GOUVERNEMENT DE SARKOZY
PAS UNE VOIX OUVRIERE !
 
Le sens du vote Non de 2005 et comment Sarkozy s’est assis dessus
Le 29 mai 2005, un NON clair et massif rejetait le référendum plébiscite de Chirac Villepin Sarkozy sur le
Traité Constitutionnel Européen. Ce vote exprimait clairement l’opposition d’une grande majorité des
travailleurs et des jeunes à l’Europe des capitalistes et des banquiers, malgré les appels au vote OUI de la
direction du PS ou le soutien déguisé des principales directions syndicales qui refusaient obstinément de
donner des consignes de vote pour le NON. Mais, à peine élu en 2007, Sarkozy a fait ratifier par le
Congrès l’adhésion au Traité de Lisbonne, simple décalque du Traité Constitutionnel Européen, faisant
ainsi rentrer par la fenêtre ce que la classe ouvrière et la jeunesse avait jeté dehors par les urnes.
Les élections européennes sont la poursuite de cette opération de mystification
C’est sur le dos des salariés que les gouvernements bourgeois ont construit l’Union européenne. Avec le
développement de la crise, l’Europe des capitalistes apparaît chaque jour plus clairement comme un
instrument pour liquider les acquis sociaux, justifier la destruction des services publics, accentuer la
concurrence entre les travailleurs des différents pays. En Slovaquie, en République tchèque, en Roumanie,
un salarié coûte jusqu’à 50% de moins qu’en France. Que les partis de la bourgeoisie, UMP en tête,
appellent à élire un maximum de députés « qui auront la même énergie que Nicolas Sarkozy...», cela n’a
rien d’étonnant. Mais les partis ouvriers qui se présentent à ces élections, prétendent aujourd’hui qu’il
deviendrait possible de transformer l’Europe des capitalistes, celle-là même qui avait été rejetée par le vote
de 2005, en changeant la majorité des députés au Parlement européen. La hausse des salaires, l’interdiction
des licenciements, un Smic européen, l’unification par le haut des droits sociaux etc., tout deviendrait
possible. C’est une fumisterie !
Les institutions européennes, Parlement compris, sont taillées sur mesure pour les intérêts des bourgeoisies
européennes, et d’abord des plus puissantes d’entre elles. Ainsi par exemple, la durée légale du temps de
travail hebdomadaire est-elle limitée dans l’UE à 48h, mais 15 pays sur 27 bénéficient d’une dérogation
leur permettant d’aller jusqu’à 60h si besoin est comme en Angleterre, sans que les députés européens
n’aient la moindre possibilité de changer les choses !
La participation des partis ouvriers aux élections européennes du 7 juin tourne le dos au sens du vote
NON des travailleurs et des jeunes de 2005. Mais l’abstention massive qui s’annonce signifie que les
travailleurs et les jeunes refusent de se laisser berner, refusent qu’on veuille leur faire prendre des
vessies pour des lanternes.
Des journées d’action sans lendemain aux élections européennes du 7 juin : la trahison
du combat pour jeter dehors le gouvernement des capitalistes et des banquiers.
Les dirigeants du PS, du PCF et du PG réunis dans le Front de Gauche, du NPA, de LO prétendent
également que ces élections européennes doivent être l’occasion de « lancer un avertissement à Sarkozy »,
de le « sanctionner », de retranscrire dans les urnes la colère qui s’est exprimée dans les grèves et les
manifestations. C’est une deuxième mystification ! La classe ouvrière et de la jeunesse savent qu’il ne
sert à rien de lancer un énième avertissement. Ils cherchent à centraliser leur combat contre let le
gouvernement des patrons, cherchent la voie de la grève générale pour en finir avec lui et toute sa politique.
Mais les dirigeants des organisations syndicales, en multipliant les journées d’action sans lendemain, en
isolant les combats, chacun dans son coin, chacun dans son secteur, ont permis à Sarkozy et à son
gouvernement de déclarer qu’ils se sentaient désormais tranquilles jusqu’à l’été. D’ailleurs, l’objectif de
ces journées d’action annoncé par les directions syndicales n’était-il pas simplement qu’il fallait « se faire
entendre du gouvernement », que « Sarkozy ne reste pas sourd à la détresse des salariés », lui qui n’est pas
sourd mais s’en fiche comme de l’an quarante ! Inviter les travailleurs à lancer un avertissement à Sarkozy
au travers de ces élections européennes participe ni plus ni moins du même résultat : indiquer à Sarkozy
qu’il a toute latitude jusqu’en 2012. Dans ces conditions, appeler les travailleurs et les jeunes à voter le 7
juin « à gauche » ou « à gauche de la gauche », c’est leur signifier en réalité que tout va continuer comme
avant, au rythme décidé par Sarkozy, que l’important sera ensuite de préparer les élections régionales, puis
les présidentielles de 2012, pendant que licenciements et mauvais coups vont continuer de pleuvoir.
S’il existait un Parti Ouvrier Révolutionnaire, il organiserait le boycott des élections européennes du
7 juin, à la fois contre l’Europe des capitalistes et pour chasser Sarkozy et son gouvernement du
pouvoir.
Pour chasser les gouvernements bourgeois, pour les Etas Unis Socialistes d’Europe !
Il faut construire un Parti Ouvrier Révolutionnaire
Construire l’Europe des travailleurs et des jeunes, aller vers les Etats Socialistes d’Europe, implique de
renverser les gouvernements bourgeois des différents pays européens, à commencer par celui de Sarkozy,
de détruire les institutions européennes réactionnaires. Cela implique que la classe ouvrière en France, en
Allemagne, en Italie etc., parvienne à prendre le pouvoir, à constituer des gouvernements des travailleurs
eux-mêmes, qui s’attaquent résolument au capitalisme en interdisant les licenciements, en expropriant les
banques et les grandes entreprises, en organisant la production en fonction des besoins et non plus du
profit, en développant la coopération et la solidarité au lieu de la concurrence entre les salariés des pays
européens. La seule solution c’est d’aller au socialisme. C’est la seule réponse cohérente que la classe
ouvrière et la jeunesse peuvent opposer au capitalisme en crise qui les précipite jour après jour dans une
misère plus grande, qui prétend aujourd’hui construire l’Europe pour la paix, mais prépare les
affrontements de demain.
Pour y parvenir, il faut construire un Parti Ouvrier Révolutionnaire, une Internationale Ouvrière, dont
l’absence laisse encore le champ libre aux manoeuvres, petites et grandes, de tous ceux qui, tout en se
réclamant de la défense des salariés, permettent dans les faits à la bourgeoisie de se maintenir au pouvoir et
de poursuivre son offensive.
Le CCI(T) qui est un des éléments de la construction de ce Parti Ouvrier Révolutionnaire, de
l’Internationale Ouvrière, propose la discussion la plus ouverte sur ces questions.
Rejoignez le CCI(T) , contactez-nous !!!
 
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Le dernier bulletin du CCI(T)

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Programme d'action

Français
Espagnol

 
 

Internationnal : Défense des militants et organisations

2008 :
Argentine

Le groupe trotskyste espagnol Germinal nous a informé d'une campagne qu'il menait en relation avec des militants argentins pour la libération de 6 ouvriers détenus depuis 2006 suite à une grève massive et des affrontements avec la police, en nous demandant d'y participer.

Vous trouverez ci-joint le texte en espagnol signé de nos deux organisations, sa traduction française, ainsi qu'un texte de pétition en direction de l'ambassade d'Argentine en France, à faire signer le plus massivement possible.

Merci de nous informer des signatures et des prises de postions syndicales sur notre adresse email.  Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

Il est très important d'envoyer ensuite les pétitions à l'Ambassade d'Argentine ( l'adresse figure dans la pétition)
Nous tiendrons informés les militants argentins qui organisent cette campagne de nos démarches. 

Appel en espagnol
Appel en français

Pétition  

 Venezuela 

Pétition pour obtenir la réintégration immédiate à son poste de travail d’Orlando Chirino, coordinateur national de l’Union Nationale des Travailleurs (UNT), qui a joué un rôle déterminant contre le coup d’état d’avril 2002 et dans la défense de l’industrie pétrolière contre le lock-out patronal fomenté contre PDVSA cette même année.
 Pétition

                                                                                                                             Iran 

En defense des étudiants iraniens emprisonnés par le régime réactionnaire des mollahs

 Appel 

 2007 :

LE CCI(T) participe à la campagne internationale pour la libération des emprisonnès en Iran et pour le rétablissement des libertés

 Petition à envoyer à l'ambassade d'Iran

 

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