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"On ne peut aller de l'avant si l'on craint d'aller au socialisme" Lénine

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Les tâches de la classe ouvrière espagnole Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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12-01-2012

Analyse du groupe Germinal (noyau en défense du marxisme) du 10 décembre 2011:

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Les tâches de la classe ouvrière espagnole face à la crise économique, financière et sociale.

La gravité de la crise économique
A la quatrième année de crise économique, la situation sociale espagnole est hautement explosive. Les statistiques officielles indiquent un chiffre de sans emploi de 21% de la population active : 4,8 millions de travailleurs au chômage, presque la moitié depuis plus d'une année. Un immigré sur trois n'a  pas de travail et il y a des tranches d'âge de jeunes pour lesquelles le « sans emploi » excède les 60%. En septembre 2011 l'enquête auprès de la population active publiée indique que 1 367 000 foyers (un sur dix concernant la population active) ont tous leurs membres au chômage, pendant que seulement la moitié des travailleurs chômeurs reçoivent quelque type de subside pour survivre. Parmi ceux qui travaillent 25% ont un contrat de travail temporaire et 14% un temps partiel. Dans les faits, les salaires de la majeure partie de la population sondée ou bien sont gelés ou bien sont diminués et les journées de travail voient les heures supplémentaires non payées se multiplier dans l'intérêt du patronat.
Et tous les chiffres continuent de s'aggraver jour après jour. Aucun secteur n'est épargné. Si la construction a perdu en deux ans la moitié de ses emplois, l'industrie a vu sa production descendre à 84% de celle de 2005. En 2010 la production nationale (P I B ) a chuté de 3,8% par rapport à 2008 et pour 2012 il est annoncé une nouvelle aggravation de la récession.
Le problème du logement est particulièrement grave. Son prix a été multiplié par 2,5 durant la décennie du boom immobilier et ces trois dernières années il a seulement diminué de 22 à 24%. Pour une grande partie de la jeunesse qui travaille il n'est pas accessible. Il l'est seulement pour les couples qui consacrent un salaire (et parfois plus), au paiement du loyer ou de l'emprunt (qui dans beaucoup de cas est inférieur au loyer moyen), ce qui donne lieu à toute une couche de jeunes surendettés incapables d'assumer leurs paiements lorsque l'un d'eux chute dans le « sans emploi » ou que le couple se sépare. Actuellement 600 000 familles ne parviennent plus à payer leurs emprunts. Depuis le début de la crise de 2008, le Conseil Général du Pouvoir Judiciaire a comptabilisé 140 000 dossiers « soulagés », (surendettés ), et a porté son taux d'intérêt « inter annuel actuel » à 21,2%.
Il n'existe pas de recensement de logements vides en Espagne, mais selon les données d'une information sur le secteur immobilier de Catalogne courant 2010, l'excédent de logements neufs non vendus en Espagne était de 800 000 unités. Néanmoins ce chiffre est contesté par l'observatoire de l'immobilier et de la construction, qui dans un calcul très simple et convaincant élève à 2,32 millions l'excédent actuel de logements neufs, auquel il convient d'ajouter le stock non utilisé de « seconde main ». Avec des traits propres, naturellement, la crise du logement fait partie, et également est exemplaire, de l'arnaque de la production capitaliste, qui produit pour générer du bénéfice privé et non pour satisfaire les nécessités sociales, ce qui inéluctablement aboutit à une économie de crises cycliques de surproduction. Des millions de logements en stock, beaucoup sur les côtes, pendant que des millions de familles n'ont pas accès à un logement digne et d'autres centaines de milliers sont menacées d'expulsion immédiate de leur maison. C'est la loi du capital et de la propriété privée des moyens de production.
La crise financière qui se combine avec la crise économique dans la plupart des pays capitalistes développés, est en train de prendre dans l'Etat Espagnol une tournure spécifique liée à la crise du logement. A leur participation joyeuse à l'explosion des « actifs toxiques » de la grande bulle financière internationale, nos banques et les caisses d'épargne ont ajouté leur propre impulsion à la bulle immobilière locale. Et aujourd'hui elles sont propriétaires d'une partie très importante des logements neufs invendables et surévalués, en raison de la faillite des constructeurs, ainsi que de milliers et de milliers d'autres logements qui furent vendus mais dont les acheteurs n'ont pas pu avoir accès aux emprunts. Le résultat, une nouvelle dévaluation insoutenable, impossible à compenser avec la vente de ces appartements qui perdent de la valeur du marché chaque jour qui passe. Un fiasco généralisé qui, additionné à la vague d' impayés, produit des faillites d'entreprises, conduit au bord de la banqueroute la quasi totalité des banques et des caisses d'épargne du pays.
La crise espagnole est un élément particulièrement aigu, de la crise économique et financière du capitalisme mondial, dont le développement actuel met en danger les bases même du système monétaire européen et même l'Union Européenne. A ce sujet il est important d'expliquer que l'analyse économique marxiste démontre la fausseté des affirmations de tout type de gourous et organisations (de droite ou de gauche) qui assignent comme cause à la crise du capitalisme mondial la spéculation « débridée » des capitaux mondiaux. Il suffirait d'introduire des éléments de contrôle plus ou moins forts (par exemple la taxe Tobin) pour diminuer la crise actuelle et éviter les futures. Mais ce n'est pas ainsi.
La « spéculation des capitaux », les bulles et leurs explosions, ne sont pas la cause, mais un des effets des règles qui régissent le développement du capitalisme et le condamne à des crises de surproduction récurrentes. De manière mathématique le rythme aboutit à l'accumulation croissante de capital (procédant de la plus-value arrachée à la classe ouvrière ) qui chaque fois rencontre moins de possibilités de réinvestissement dans le système productif à un taux de bénéfice « acceptable ». C'est cette loi de baisse tendancielle du taux de profit qui poussent les capitaux « excédentaires »aux jeux spéculatifs qui donnent lieu à de grandes bulles financières, dans lesquelles apparemment se multiplient les bénéfices de leur capital ( capitaux fictifs)...Jusqu'à à en arriver à l'éclatement et à la disparition de tout ou partie de ce qui en réalité existe seulement sous forme d’écriture comptable.
La foule d'explications sur la crise est aujourd'hui aussi vaste que non scientifique, et elle est presque toujours liée aux recettes plus ou moins conjoncturelles dont tel ou tel agent de la bourgeoisie croit qu'elles serviront à améliorer la situation de celle ci. Notons, pour leur infiltration dans les rangs ouvriers les théories qui identifient la « surconsommation » ou la « fuite des liquidités » (des capitaux) comme origine de la crise (et les politiques Keynésiennes et/ou monétaristes comme sa solution).
Curieusement aucun des défenseurs de ces théories (parmi ceux qui rencontrent les bureaucraties syndicales et le P S O E lui-même ) ne pose le problème de s'ajuster avec l'évidente réalité de ce que les crises montrent, précisément, dans le moment agité de la consommation et des liquidités monétaires. Leurs théories qui, comme tant d'autres, essaient de faire passer ce qui relève des conséquences inévitables de la crise comme s'il s'agissait de sa cause. En définitive, ce qu'ils essaient d'occulter aux masses c'est ce qui est à l'origine de leur situation chaque jour plus dramatique, c'est la nature même du système basé sur la propriété des moyens de production et le maximum de profit privé. Et en conséquence, l'unique solution définitive possible exigera l'expropriation du capital et la planification de la production en fonction des besoins de la société.
La gestion économique du gouvernement P S O E
Pendant les quatre années de crise, la politique économique de Zapatero-PSOE est remarquable par sa similitude avec celle de n'importe quel gouvernement bourgeois de la zone euro : il a dirigé uniquement et exclusivement pour satisfaire les exigences de la classe dominante dans les termes dictés par celle ci. Il a procuré tout l'argent public nécessaire pour sauver les banques privées par deux fois, nationalisé les actifs toxiques qui vont diminuer et les laisser phagocyter sans risque dans les caisses d'épargne. Il a financé un « plan de choc » de chantiers publics municipaux précipités (et majoritairement absurdes) pour retarder l'agonie des grands constructeurs. Il y a de l'argent public pour maintenir les guerres et les occupations militaires impérialistes (Afghanistan, Libye, Liban, Haïti...).Il y a de l'argent pour rénover l'armement des corps répressifs et de l'armée. Il y a de l'argent public pour inonder de subventions et éliminer les impôts des grandes entreprises et fortunes. Il y a de l'argent public pour financer massivement l'église, l'enseignement privé et les professeurs de la religion catholique dans
l'école publique. Autrement dit il y a besoin de dépenses et le montant de la dette est multiplié. Et depuis il demande des « sacrifices » à la « population » pour la rembourser, ceci bien sur, avec priorité constitutionnelle sur n'importe quelle autre partie du budget et au taux d'intérêt aussi abusif que le requiert « la prime de risque », c'est dire, les grands requins du capital financier mondial. Entre 2007 et 2011, la dette publique espagnole s'est accrue de 87,5%. Elle n'est pas très volumineuse en comparaison avec d'autres pays européens (78,3% du P I B), mais elle est fortement exposée aux mouvements spéculatifs, pour être dans sa majeure partie (53,4%) dans des mains privées étrangères.
Dans les derniers mois l'importance de ce fait et le grand poids du surcoût qu'il entraîne dans les budgets de
l'Etat a déjà commencé à être vécu difficilement. Le marasme de la crise de la dette souveraine européenne a déjà fait tomber la Grèce et le Portugal dans les mains des requins, alors que l'Espagne, jointe à l'Irlande, l'Italie et bientôt beaucoup d'autres pays de l'euro, sont aux portes d'entrée des conditions que déterminent finalement la B C E (instrument du capital financier dominant dans la zone euro: l'Allemagne et dans une moindre mesure la France) et le F M I (instrument du capital financier mondial sous l'hégémonie de l'Amérique du nord ).
Dans cette situation, pendant que la classe ouvrière entre dans les pires moments du chômage, le gouvernement PSOE-Zapatero a travaillé dur dans les délais que la bourgeoisie a exigés et a mis en marche une série accélérée d'attaques contre tous les secteurs des travailleurs et contre tous les acquis ouvriers qui amortissent les pires effets de l'exploitation sur le travail: réforme du travail, réforme des pensions, coupes budgétaires dans tous les services publics, réduction des salaires des travailleurs de l'éducation, de la santé et de l'administration publique, gel des pensions, privatisation des ports, des aéroports, postes et chemins de fer, militarisation des grèves, réforme constitutionnelle par laquelle il donne une priorité absolue au paiement des intérêts et du capital de la dette publique, au dessus de toute autre dépense.
Jusqu'à son dernier souffle avant de perdre les dernières élections, la direction du PSOE a dirigé le gouvernement bourgeois qui a réalisé la plus grande offensive contre la classe ouvrière qui a reculé vers les années cinquante...Ce qui sans gêne ne l'a pas empêché de centrer l'actuelle campagne électorale dans l'annonce qu'avec le P P ( parti populaire ) ce serait toutefois pire ( ce qui sans doute est ressenti comme certain parmi les masses).
En contraste avec d'autres partis sociaux-démocrates en liens plus serrés avec la classe ouvrière, dans le PSOE il n'y a eu aucune résistance politique intérieure, rien qui n'échappera à la discipline féroce des exigences du capital, aucune fraction si petite qu'elle soit ne s'opposera ou discutera la politique de son gouvernement.
La dégénérescence et le déclin de l'UGT et des CCOO
Pour leur part les grandes centrales syndicales, CCOO et UGT, dont les finances dépendent, depuis des décennies, presque exclusivement des subventions de l'état, se sont limitées à suivre leur vieille politique du pacte social. Leur collaboration avec « le développement économique et la productivité » ( sic ) ( c'est à dire avec les plans patronaux de hausse permanente de l'exploitation de la classe ouvrière ) en est arrivée jusqu'au point de signer l'acceptation de la réforme des retraites et de laisser passer tous les paquets anti-ouvrier avec d'humbles gémissements et quelque autre « journée de grève ».
A ce sujet, il convient de rappeler le grand fiasco de l'appel à la grève générale du 23 septembre 2010 contre la réforme du travail, qui a eu un suivi très limité de la part des salariés en raison de la méfiance et du détachement vis à vis des directions syndicales après la dure expérience de nombreuses années de trahison continue et effrontée. Pour la même raison la vie intérieure de ces syndicats est une friche dévastée. Les bureaucraties les
ont déformés également à tous leurs niveaux d'organisation. Elles ont fait disparaître les caisses de
résistances et solidarité, les locaux pour la réunion libre (maisons du peuple), la vie des sections locales, la
discussion organisée pour les congrès, l'élection directe des délégués depuis la base. La désaffiliation croissante et la démoralisation d'un plus grand nombre d'adhérents à chaque fois sont l'effet de tout cela et alimentent à leur tour le manque de résistance interne à la politique de reddition et à la violation systématique des règles les plus élémentaires de la démocratie intérieure.
Démocratie Réelle Maintenant, les assemblées de mai-juin et la
création du Mouvement 15 M contre elles
Les nouvelles générations ouvrières accèdent à ce dramatique cadre politique et syndical sans perspective de futur, sans espérance d'amélioration et, ce qui est toutefois pire, sans confiance en elles mêmes en tant que classe. C'est dans ce cadre que le 15 mai, à la veille des élections municipales dans lesquelles sans doute le PP allait gagner et le PSOE s'effondrer qu'a eu lieu la convocation de Démocratie Réelle Maintenant ( Démocratia Réal Ya ) (DRY) pour une manifestation sous un slogan vide de contenu et d'alternative. « Nous ne sommes pas une marchandise dans les mains des politiques et des banquiers », utilisant quasi exclusivement les réseaux d'internet.
DRY était un organisme inconnu à ce moment là, de peu de temps d'existence (quelques mois selon la presse) qui se présentait comme un regroupement spontané de « personnes normales et courantes. Nous  sommes comme toi : des gens qui se lèvent le matin pour étudier, pour travailler ou rechercher du travail, des gens qui ont une famille et des amis. Des gens qui travaillent tous les jours pour vivre et donner un futur meilleur à ceux qui nous entourent » ( Http://www.democratiarealya.es/manifiestocomun/ ). Aujourd'hui, bien que la composition concrète de la direction de DRY se poursuive intentionnellement dans l'ombre, le soutien de nombreux « regroupements citoyens » de tout genre est public et connu ( voir le site web : « adhésions »( « adhésiones » ) » parmi lesquelles se détachent quelques vieilles connaissances de la frange stalinienne (p e, ATTAC). La nature d'un noyau d'adhérents inventés ad hoc sur la base de blogs n'est pas autant connue, avec en entête Ne Votez Pas, d'Enrique Dans, déclaré père authentique et gourou de DRY. Ce dernier est généralement le noyau dominant dans les initiatives de Démocratia Réal Ya et son activité politique répond aux forces liées au nouveau populisme de droite préfasciste qui paraît préparer le futur T Party espagnol (Rosa Diez-UPyD, Transforma Espanafundacion Everis, Lorenzo Abadia-Red Démocratica, Garcia Trevijano-MCRC , secta Zeitgeist-Ron Paul ).
Cette manifestation du 15 mai, a connu une importante affluence dans quelques villes, (parmi lesquelles Valence). Le web de DRY a manifesté de l'enthousiasme parce que celle ci n'espérait pas faire autant d'audience avec sa consigne « Ne votez pas » rapportée uniquement au PSOE et au PP (les uns espérant que cela bénéficierait à Rosa Diez et les autres que cela stimulerait de nouveau le vieux cadavre de la Gauche Unie (Izquierda Unida).
Mais il se passa beaucoup plus de choses que n'avaient prévues les esprits de nos nouveaux apprentis-sorciers cybernétiques: les premiers 24 jeunes retenus à Madrid, la manifestation spontanée et le campement exigeant leur libération, l'extension des campements, la répétition des agressions policières, l'organisation d'assemblées quotidiennes qui deviendront de plus en plus massives le samedi de la «réflexion» (malgré qu'elles soient interdites par les juges et boycottées par les représentants de DRY), et qui continueront à bouillir jour après jour.
Les médias (y compris les plus acerbes de droite) ont traité avec un soin spectaculaire DRY et sa création arrière de marketing Mouvement 15 M et Indignés qui se présentaient comme « ni de gauche ni de droite » et imposaient dans les assemblées l'absence de drapeaux. De la même manière elles cachèrent d'une façon très « citoyennement » dosée comment DRY tenta de dynamiter les campements, manifestations et assemblées illégales et fut débordée dans beaucoup de villes, tant dans les faits que dans les revendications durant au moins deux semaines.
A ce moment là, les assemblées réunirent plusieurs milliers de personnes dans le cadre des villes, fondamentalement des jeunes travailleurs précaires ou au chômage (les étudiants eurent une présence très peu nombreuse en pleine période d'examens). Mais elles ont attiré également par milliers des travailleurs adultes, dans une ambiance de discussion politique libre et fébrile comme cela ne s'était pas vu depuis les premières années de la chute de la dictature.
Pendant ce temps DRY s'efforçait de récupérer le contrôle politique et d'implanter un œcuménisme « citoyen », par dessus les classes et les idéologies, et pacifiste, ce qui impliquait inévitablement de liquider les assemblées libres et souveraines qui n'étaient pas adaptées pour servir de soupape de sécurité à la rage sociale, mais qui visaient à s'organiser autour de propositions anticapitalistes de sortie de la crise économique, politique et sociale. Ainsi, entre le 19 et le20 mai fut lancé par DRY sur internet, dans les médias et sur les places le début du Mouvement 15 M auquel se rattache la feuille de route. Voyons comment Enrique Dans l'expliquait le 22 mai :«

( … ) A partir de là ( des campements et des assemblées ) la dynamique tomba : éperonnés par les questions des médias les campeurs se sont mis à croire qu'ils étaient de quelque façon obligés de présenter une sorte de « programme politique », de « liste de pétitionnaires ».
Ils commencèrent à discuter entre eux tout type de sujet : du logement à la nationalisation des banques et des entreprises, passant par des thèmes comme la mémoire historique ou les centrales nucléaires, ( … ) S'ils veulent que le mouvement devienne vraiment quelque chose, alors qu'ils appellent aux assemblées générales. Nous nions toute représentativité, à leurs propositions, parce que tout simplement elles n'en n'ont pas, elles n'en n'ont jamais eu ».
(http://www.enriquedans.com/2011/05sobre-lasasambleas-las-acampadas-ysurepresentatividad-en-elmovimiento-15m.htm1 )
Il leur a beaucoup coûté d'appeler aux assemblées, celles des grandes villes, bien qu'ils s'en prirent à elles surtout sur le plan organisationnel jour après jour avec un grand éventail d'instruments :
– en faisant pression sur la liberté d'expression (« interdisant aux partis et aux syndicats de s'exprimer et tentant de huer qui parlerait d'eux (!!!!). De manière organisée, très souvent, les mêmes personnes qui étaient à la tête de la censure s'érigeaient en « représentants » qui parlaient avec les médias sans que personne ne les ait élus pour cela (1) et ils mentaient ou cachaient effrontément ce que les assemblées avaient adopté.
– avec des « modérateurs » (ni élus ni révocables par les assemblées) qui annulaient les votes une fois, puis d'autres, jusqu'à ce qu'ils explosent; à quoi il convient d'ajouter la perte des procès verbaux2; les « commissions nocturnes » qui « refaisaient » à volonté les accords des assemblées3 et tout un processus sans fin de manoeuvres antidémocratiques intolérables contre lesquelles la démocratie des assemblées devait être défendue jour après jour.
– Avec l'implantation forcée du système de « consensus »4, qui permettait à un seul élément d'une quelconque de ces forces pro-bourgeoises qui agissait de l'intérieur , de bloquer un accord quelconque dans les commissions (dans les assemblées, pendant qu'elles étaient massives il ne leur fut jamais aussi facile d'imposer semblable aberration ).
– avec la réduction progressive du « temps de tribune libre » dans les assemblées générales à l'occasion d'interminables exposés bureaucratiques de commissions anodines, quand elles n'étaient pas ridicules (de « l'amour ») , ou suspectes (« théorie politique »).
– avec l'atomisation assemblée par assemblée, bloquant les mandats de la coordination d'état (nationale) basée sur des délégués élus et révocables (comme celui qui fut proposé à Valence). En parallèle ils inventèrent une
supposée réunion nationale de « campements » à laquelle arrivèrent des individus que jamais personne n'avait élu et qui diront qu'ils avaient approuvé les éternels « quatre points de consensus minimum » qu'ils n'arrivaient pas à faire passer dans les assemblées réelles.5
– Et finalement avec l'élimination de la souveraineté de l'assemblée, en la convertissant en une « agora » ( nos enfants de DRY ont fait beaucoup d'études d'école payante comme ils n'arrêtent pas de l'expliquer ) où seulement pouvaient être discutés les points que proposaient les commissions soumises à la paralysie castratrice du consensus, bien qu'un libre tour de parole fut généralement permis « les citoyens proposant des lignes de réflexion ». 6
En politique, en tentant de boucher toute issue aux revendications en leur trouvant des substituts par le biais des plus honteux mensonges, au nom de leurs « quatre points de consensus minimum » 7, pur maquillage du statut politique et social actuel, sortis directement du programme de l'UPyD et accepté par le PCE, vides de tout contenu significatif pour les masses.
La supposée organisation « spontanée » de gens « normaux et courants » dénommée Démocratie Réelle Maintenant fait preuve ( et fit preuve toutefois ) d'une grande capacité à organiser au niveau de l'ensemble de l'état dans ses tâches de détournement et pour ligoter l'énergie que libérait la rage sociale qui prenait corps par l'intermédiaire des assemblées massives. Durant un temps il fut obtenu que de nombreux groupes de jeunes des assemblées fassent sans peine le sale travail jusqu'à les empêcher de discerner qu'ils étaient utilisés en instrument de « quelque force de droite », qu'ils délimitent l'origine et la nature de la dite force, qu'ils s'aperçoivent de la collaboration de leurs vieux poids lourds du PCE dont l'expérience fut indispensable dans les moments clé pour bloquer des propositions étrangères au chemin étroit tracé par DRY. Avec ceci les assemblées se fractureront et beaucoup de jeunes se démoraliseront et abandonneront les places, quelques uns pour se réfugier dans des assemblées de quartiers ou villages qui, avec le reflux, ne pouvaient pas à ce moment prendre de caractère réellement massif. L'on peut dire que (encouragés par les anticapitalistes et quelques autres groupuscules adorateurs de mouvements citoyens substitutifs de la classe ouvrière) de nombreux petits noyaux sont restés dans la « résistance » contre l'aile droite de DRY et/ou dans l'idée de remplir d'un contenu « progressiste » les
appels louches et apparemment vides de cette formation.8
En tout cas, pendant les deux semaines de vie réelle, avant d'être asphyxiées pour laisser le passage aux actualités à des petites « agoras du Mouvement 15M », dispersées par quartiers et adaptées à une combinaison de petits-bourgeois bien pensants, de lumpen et de jeunes hors circuit, les assemblées connurent une vie propre et prirent des résolutions propres.
Quelques unes de ces résolutions furent contradictoires, et beaucoup ne purent prendre corps ni survivre au sabotage de toutes les forces qui à l'intérieur et à l'extérieur, travaillaient pour défendre la domination de la bourgeoisie.
Entre les éléments qui mettaient en difficulté la défense de la souveraineté propre de l'assemblée, face aux manipulations bureaucratiques, la composition d'une assemblée à la suivante était très variable, parce que ces assemblées étaient quotidiennes et dans le centre des villes. Comme les assemblées n'étaient pas basées dans les quartiers ouvriers ni dans les centres de production, la participation continue des mêmes personnes était pratiquement impossible. De cette manière, la majorité de ceux qui assistaient un jour ne connaissait pas les accords de la veille et ne pouvaient pas participer au contrôle de leur réalisation concrète.
Même ainsi, de tous les côtés, pour ce que nous savons, il fut posé au centre des revendications la question de la défense de la santé et de l'éducation publique, l'abrogation de la loi d'extradition et la fermeture des centres de détention pour les immigrants, l'abrogation du régime des pensions et de la réforme du travail, la nationalisation de la banque, l'échelle mobile des heures de travail, l'interdiction des prêts hypothécaires fusionnés..., face aux « quatre points » ou au « décalogue » de DRY et de ses proches 9.
Dans ce processus d'assemblées de mai, le même que les grandes mobilisations de notre temps contre les coupes budgétaires, ces assemblées sont la marque de la volonté de résistance des masses angoissées par les effets de la crise et, les offensives gouvernementales contre les acquis sociaux. Mais c'est pareil en Grèce ou au Portugal, dans le reste de l'Europe et dans tous les pays capitalistes du monde, la plupart des fois les mobilisations s'épuisent sans résultat ne se transformant pas en grandes victoires, à cause des obstacles dus à la lâche trahison, au lien criminel que les appareils syndicaux et les partis qui actuellement se réclament de la classe ouvrière maintiennent avec le système capitaliste, y compris dans les grands moments comme les moments actuels où leur part de gâteau est en danger.
Il n'y a pas eu, il n'y a pas, un parti qui oriente les masses dans leur lutte pour disputer à la bourgeoisie, jour après jour, chaque pouce de terrain. Qui en même temps combatte pour élever la conscience et l'organisation du prolétariat à la hauteur de ses nécessités historiques : celle d'en finir avec le pouvoir économique du capital et d'organiser la société en harmonie avec les besoins de la majorité de la population, face à la loi du profit maximum des capitaux privés. Pour nous autres, Germinal, noyau en défense du marxisme, la construction de ce parti révolutionnaire, au niveau national et international, est la tâche centrale et urgente qui s'impose aux éléments les plus conscients de la classe ouvrière dans les circonstances actuelles de la crise globale de la société capitaliste.
L'effondrement électoral du PSOE
Les résultats des dernières élections parlementaires du 20 Novembre ont respecté toutes les prévisions des sondages et renforcé ceux des municipales du mois de mai. L'abstention a augmenté de deux points par rapport à 2008, atteignant 28,3%, un total de 9,7 millions de personnes. Le PP a obtenu 44,6% des votes (500 000 de plus qu'en 2008) et la majorité parlementaire absolue. Bien qu'il soit plongé dans d'interminables procès à cause de la corruption qui affecte le coeur même du parti, et qu'il ne se soit pas gêné pour notifier à l'électorat la politique économique qu'il pensait mettre en avant, le grand parti de la bourgeoisie espagnole a récolté une partie des fruits de l'effondrement du PSOE, qui a perdu plus de quatre millions de votes, avec le pire résultat de son
histoire.
UPyD, la jolie fille de DRY, avec un discours populiste de « refondation démocratique » d'une Espagne sans droits constitutionnels pour les nationalités, a recueilli 800 000 de ces votes antérieurement socialistes. Approximativement le même nombre que celui dont ont augmenté Izquierda Unida et Compromis, les deux groupements qui ont agglutiné post staliniens, ex staliniens, verts, nationalistes petit- bourgeois, républicains bourgeois et jusqu'à quelque groupuscule qui se réclame du trotskisme.
La débâcle du PSOE a renforcé aussi, dans une certaine mesure de votes et de pourcentages, les deux grands partis bourgeois du Pays Basque et de la Catalogne ( PNV et CIU ) qui, comme toujours collaboreront avec le gouvernement de l'Espagne quant à la globalité de ce qui est « l' important » (contre la classe ouvrière, précisons), bien que sans détenir la force de négociation d'avant, étant donné la majorité parlementaire absolue du PP. La nouveauté électorale a été Amaiur, la coalition indépendantiste basque, composée d'organisations aux racines bourgeoises (EA), petite-bourgeoises (Aralar), et ouvrières (Alternatiba). Cette coalition a été à l'initiative de la réapparition parlementaire de l'ensemble de la gauche abertzale rendue illégale et persécutée depuis 2003 quand il y eut l'approbation de la Loi Partis Politiques d'Aznar. Amaiur a obtenu 333 628 voix au Pays Basque et en Navarre, où elle a été transformée en la deuxième et troisième force, avec 24,1% et 14,9% des votes respectivement. Avec Amaiur sur les listes, la participation dans le Pays Basque a augmenté de cinq points par rapport aux élections antérieures, se situant à 69,2%, maintenant à seulement 1,5 points de la moyenne nationale.
Les résultats d'Amaiur reflètent dramatiquement la centralité dans la politique basque de la question du droit effectif à l'autodétermination. Suite à la conférence internationale de la Paix de St Sébastien et à l'annonce de l'arrêt définitif de l'activité armée d'ETA, le vote pour Amaiur recueille l'anxiété d'une partie importante du peuple basque pour sortir de l'impasse épuisante de décennies de terrorisme petit-bourgeois sans renoncer à ses revendications en tant que nation soumise. Personne ne sait comment se finalisera le processus de négociations annoncé avec le nouveau gouvernement du PP, ni à quel point le bloqueront les forces de l'Etat qui vivent de la politique et surtout économiquement de l'existence du terrorisme. Ce qui est certain c'est qu'un des axes centraux de la mobilisation de masses basques continuera d'être celui de la liberté pour plus de cinq cent prisonniers soumis à la loi « doctrine pénitentiaire » spéciale, condamnés par un tribunal spécial, l'Audience Nationale, héritière du TOP franquiste. Avec ses propres spécificités, la question de l'orientation électorale (pour qui voter ?) a été pour la classe ouvrière basque ou catalane (ou de Galice ou de Valence etc...) la même que celle pour tout l'Etat Espagnol dans son ensemble. Et elle n'est pas séparable de l'orientation politique globale dans la lutte des classes.
Le prolétariat dans son intervention politique ne peut pas soutenir le maintien de l'Etat Espagnol en tant que prison de peuples sous l'emprise de la monarchie. Il est obligé d'assumer jusque dans ses ultimes conséquences le droit des nationalités opprimées à décider librement de leur destin, de leurs relations avec les autres peuples de l'état. De ce fait il est l'unique classe qui peut diriger la lutte pour ce droit démocratique. Parce que la bourgeoisie, y compris la nationaliste, ne croie pas en d'autres droits, au delà des siens qui lui permettent d'extraire le plus grand profit possible de l'exploitation des travailleurs. Et alors que le « nationalisme des ouvriers et des paysans est l'enveloppe de leur indignation sociale » 10, toute l'expérience du siècle dernier de nationalisme bourgeois catalan et basque (les plus développés de tout l'Etat) montre que leur séparatisme n'est pas plus qu'un jeu avec le gouvernement de Madrid, n'est pas plus qu'un instrument contre leur propre classe ouvrière et celle de l'Etat.
Cependant toutes les forces majoritaires qui agissent à l'intérieur de la classe ouvrière catalane et basque ont comme objectif, sur le terrain de la question nationale, ou bien de les attacher au nationalisme oppresseur espagnol ( p.e. PSE, PSC ) ou bien de les soumettre directement ou indirectement à la bourgeoisie locale, au moyen d'alliances avec l'une quelconque de leurs variantes politiques (IU, ICV, Amaiur, Geroa bai).
Soumis d'une manière ou d'une autre aux objectifs de telle ou telle fraction politique de la bourgeoisie, les travailleurs ne trouvent pas le chemin de leur unité de fer au niveau de tout l'Etat, en défense de leurs propres objectifs économiques et politiques contre l'ennemi de classe. Des objectifs qui incluent nécessairement les grandes tâches démocratiques dont la résolution est en suspens depuis la chute de la dictature franquiste: en finir avec la monarchie et établir la liberté dans les relations entre les peuples qui composent l'Espagne actuelle.
L'absence d'un parti ouvrier qui représente les intérêts de classe, en toute indépendance de la bourgeoisie, aggravée par les grandes centrales syndicales qui s'en remettent aux desseins du patronat et de ses gouvernements, a brisé gravement la conscience et la solidarité à l'intérieur du prolétariat espagnol. La trahison du PSOE pèse, en prenant la tête des gouvernements bourgeois dans une offensive anti ouvrière ouverte ou en facilitant le travail de ceux dont le PP prend la direction. La trahison du PCE pèse, parti caché derrière des formations de collaboration de classe, toujours prêts à détourner les luttes ouvrières de tout objectif qui met en péril l'ordre bourgeois et particulièrement démasqué quand il a fait partie de gouvernements bourgeois de coalition ( récents gouvernements tripartites catalan et basque ). Ces éléments pèsent tant que, dans les dernières élections d'importantes fractions du prolétariat se sont abstenues; d'autres ont voté PSOE avec répulsion, croyant que leur gouvernement serait un moindre mal face à celui que formerait le PP; d'autres ont voté IU ou Compromis malgré leur politique fouillis sans référence ouvrière.
Au Pays Basque, le vote ouvrier s'est dispersé entre la coalition nationaliste Amaiur et la social-démocratie
pro- espagnole du PSE. Au comble de la désorientation socio-politique, jusque dans la majorité des anciens
« ceintures rouges » le PP a gagné, ce qui montre qu'une part importante de leurs 10,8 millions de votes
vient des couches salariées qui dans l'ancien temps remettaient instinctivement leur vote au PSOE considéré
comme le parti traditionnel de la classe ouvrière. Sans doute, peut on dire la même chose d'une partie du
million de votes pour CIU, le parti le plus fort de la bourgeoisie catalane.
Ce qui est arrivé dans ces élections c'est qu'en réalité il n'y a pas eu le moindre signe de sortie positive réalisable pour la classe ouvrière. A Germinal nous considérons légitime le vote pour toute formation de la classe ouvrière, qui se serait présentée sans alliance bourgeoise ou petite-bourgeoise, y compris le PSOE, dans la mesure où ce vote aurait signifié une auto-affirmation de classe en face de la bourgeoisie et de ses partis officiels. Mais nous entendons également, avec une fraction importante du prolétariat plus conscient , que le fait de remettre notre vote dans les mains du PSOE, parti responsable des brutales agressions du gouvernement actuel ( et décidé explicitement à les poursuivre si l'occasion en est donnée ) ne peut pas constituer un point d'appui dans notre lutte contre ces agressions et les plus grandes que vient de préparer le capital financier pour les dicter, sans le cacher, au gouvernement qui succède. D'un autre côté il n'y avait pas les conditions politiques ni pour le boycott électoral ni, comme cela s'est vérifié à posteriori, pour que les options de vote en faveur des formations ouvrières minoritaires ou de vote nul fussent réalistes en tant qu'options de masse.
Nos revendications ne peuvent pas attendre
Les élections sont un fait historique limité et ponctuel, sur un terrain spécialement défavorable de la lutte des classes. Maintenant les travailleurs et la jeunesse de l'Etat Espagnol, avec le futur gouvernement PP, nous affrontons une nouvelle étape encore plus agressive contre nos conditions de vie, dans la ligne de ce que nos frères de Grèce ou du Portugal connaissent déjà comme souffrances. Et nous nous en remettrons seulement à nous mêmes, avec nos propres méthodes et nos propres organisations pour lutter. Nous sommes la majorité de la société, mais tout le vieux monde, corrompu jusqu'à la moelle, tentera de nous atomiser, nous diviser, nous paralyser, nous tromper, nous trahir. Il nous reste à nous organiser sur la base de la démocratie ouvrière, en comités d'usine, de centre de travail, de centre d'étude, ou de quartier ouvrier, à unifier nos forces sur la base de nos authentiques revendications, sans laisser les faux prophètes, indignés ou traditionnels, descendus sous des formes d'internautes ou celles de toujours, nous détourner des objectifs dont dépend notre existence immédiate et
notre avenir.
Pour nous autres, les revendications les plus urgentes, celles qui devraient être la base d'un front unique de classe, qui regrouperait pour la lutte immédiate toutes les organisations de travailleurs, se concentrent dans les mesures suivantes:
• Du travail ou une allocation pour tous et toutes. Réduction de la journée de travail sans réduction de salaire jusqu'à en finir avec le chômage.
• Abrogation du régime des pensions et de la réforme du travail. Pas un salaire en dessous du minimum interprofessionnel. Ni un contrat scélérat de plus.
• Dehors les directions vendues des syndicats ouvriers. Retour à l'indépendance syndicale par rapport à l'Etat et au patronat.
• Pas une attaque de plus contre nos salaires, contre les droits sociaux et du travail. Récupération du pouvoir d'achat perdu durant la crise.
• Légalisation de tous les immigrants. Abrogation de la loi sur l'extradition. Fermeture immédiate des centres de rétention et d'internement des étrangers (C I E S).
• Défense de la santé et de l'éducation publique, universitaire, de qualité et gratuite à tous les niveaux.
• Pas un euro des budgets publics à aucune des confessions religieuses ni pour l'enseignement privé. Hors des écoles l'enseignement de la religion.
• Système fiscal basé sur les impôts directs et progressifs qui fasse retomber le plus gros des recettes sur les rentes des capitalistes.
• Nationalisation de la banque sous contrôle ouvrier, sans indemnité ni rachat. Annulation de la dette extérieure.
• Nationalisation sous contrôle ouvrier, sans indemnité ni rachat du foncier urbain et des grandes constructions immobilières.
• Abrogation de la loi sur les hypothèques ! Plus une expulsion ! Garantie de loyers bon marché et de qualité pour tous.
• Nationalisation sous contrôle ouvrier, sans indemnité ni rachat, des grandes entreprises de l'énergie, du transport, des télécommunications.
• Retour immédiat de toutes les troupes espagnoles à l'étranger. Plus d'interventions impérialistes.
• Libre exercice du droit à l'auto-détermination pour Euzkadi, Catalogne et toutes les autres nationalités opprimées.
• Liberté pour les prisonniers basques et ceux des luttes sociales. Abrogation de toutes les lois répressives spéciales. Démantèlement de l'Audience Nationale.
• Pour un Etat bon marché, sans frais superflus ni corruption: A bas la monarchie ! Vive la république !
• Pour un gouvernement ouvrier qui mette en route ce programme et tous les moyens nécessaires pour commencer la planification de l'économie conformément aux intérêts des travailleurs.

Valence, 10 décembre 2011

Germinal-nùcleo en defensa del marxismo
www.grupgerminal.org                         germinal Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
Notes :
1- Nous savons qu'à Valence et à Madrid ils allaient être des personnages en relation, très directement,
dans le premier cas, avec la secte Zeitgest développée par une fraction de l'Extrême droite américaine , et
dans le second, avec la fondation Everis adoptée par des représentants du grand capital espagnol.
2- Tous les procès-verbaux furent « perdus » à Valence !
3- A Valence les « commissions nocturnes » « bien dirigées » n'avaient pas eu écho de tous les accords que
l'assemblée générale prenait pourtant dans le respect de la libre expression sur la place, comme des
revendications qui remettaient en question la propriété du capital, le financement public de l'enseignement
privé, ou des églises, les interventions impérialistes de la glorieuse armée espagnole, ou qui simplement
traitaient de la défense des acquis de la classe ouvrière ( santé publique et gratuite, pensions, droits du travail,
etc...). De cette façon la commission thématique affectée pour les accords le jour suivant posait l'ordre du
jour comme s'ils n'avaient jamais été approuvés et retournait au travail avec les « quatre points de consensus
à minima ». Comme l'a dénoncé un membre d'un groupe musical dans un article fameux dans Kaos en la
Red, les jeunes agents promoteurs de DRY organisaient les assemblées comme si elles étaient le scénario du
film « Le jour de la marmotte ». « Des indications nous parvinrent : l'assemblée de Valence et son avantgarde
d'élus » http://www.kaosenlared.net/noticia/nosfueronllegando-senales-asembleavalenciavanguardiaelegidos
4- Avec cette méthode ils ont empêché que les commissions de l'enseignement et de la santé ne
parviennent ne serait-ce qu'à un accord de défense de ces deux services publics contre les privatisations. Par
TV 3 nous supposons qu'à Barcelone il s'est passé quelque chose de semblable au moins avec la défense
droitière de l'autodétermination de la Catalogne. Sur Internet il y a beaucoup d'autres témoignages de choses
similaires dans beaucoup d'autres localités.
5- La fausse réunion d'état des campements : http://ww.acampadavalencia.net/2011/06/03/agenda-deactividades-
del-3-de-junio/#comment-2123
6- « Voir le texte « Le citoyen participe » qui arrive à s'imposer dans de nombreuses assemblées quand
elles étaient déjà moitié mortes, épuisées par tant de mécanismes de sabotage. L'institution du consensus
contraire à l'approbation de la majorité, dans les assemblées de masses, finit par les paralyser et les épuiser,
faisant que l'ouragan se transforma en un souffle impuissant.
7- DRY conta dans chaque assemblée que toutes les autres assemblées avaient fait un consensus sur ces
quatre points. A Valence, pour le moins, leurs tentatives de les faire approuver échouèrent.
Les quatre points étaient :
a- Réforme électorale dans la voie d'une démocratie représentative avec une réelle
proportionnalité et l'objectif supplémentaire de développer les mécanismes effectifs de participation
citoyenne.
b- La lutte contre la corruption grâce à des règles orientées dans le sens d'une totale transparence
politique.
c- Séparation effective des pouvoirs publics.
d- Création de mécanismes de contrôle citoyen pour l'obligation effective de la responsabilité
politique.
Ces Messieurs n'avaient pas prévu de dire quoi que ce soit sur le problème des prêts, mais
comme inévitablement c'est un élément des plus ressentis par les jeunes, ils s’en sont sortis en appuyant
la consigne de « dation » du bien en remplacement du paiement, une clause en vigueur dans quelque
pays capitaliste qui n'empêche pas l'expulsion légale de familles après des années de remboursement des
emprunts. (il s’agit de la remise du bien au prêteur, faute du paiement total NDLR)
8- Nous nous rappelons l'appel international du 15 octobre « Pour un changement global », juste un
mois avant les élections parlementaires espagnoles dont on savait déjà qu'elles donneraient lieu à un
« changement global »... de majorité absolue PP. Pour le 18 décembre la chose est un peu plus éhontée :
avec tout ce qui était tombé sur la classe ouvrière, DRY se préoccupait d'obtenir d'ici quatre ans une
Réforme électorale, une personne un vote. Exactement ce que réclamait UpyD Rosa Diez, dont, l'objectif
déclaré est de réformer la monarchie et d’épuiser avec de maigres droits constitutionnels les
revendications nationales.
9- A Valence il y eut des interventions variées très applaudies contre la monarchie et la république.
Nous ignorions ce qui arrivait dans les autres assemblées, mais nous étions certains qu' à Madrid ou
Barcelone, en ces jours agités, si une formation audacieuse avait combattu pour le soulèvement en faveur de
la république, l'initiative se serait répandue comme une trainée de poudre dans tout l'Etat.
10- La révolution espagnole et la tactique des communistes. L. Trotsky1931.
Http://marxists.org/espanol/trotsky/spain/19310124.htm
 
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Écrit par Administrator   
07-11-2011

ACTE CONTINENTAL POUR LE RETRAIT DES TROUPES EN HAÏTI

Transmis par nos camarades de la TENDENCIA PIQUETERA REVOLUCIONARIA

    Espagnol                                Français

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Tract CCI(T) du 16-11-2011 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Administrator   
24-10-2011

 LA CRISE MONDIALE DU CAPITALISME
 MET LA REVOLUTION A L’ORDRE DU JOUR

 

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Programme d'action

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Internationnal : Défense des militants et organisations

2008 :
Argentine

Le groupe trotskyste espagnol Germinal nous a informé d'une campagne qu'il menait en relation avec des militants argentins pour la libération de 6 ouvriers détenus depuis 2006 suite à une grève massive et des affrontements avec la police, en nous demandant d'y participer.

Vous trouverez ci-joint le texte en espagnol signé de nos deux organisations, sa traduction française, ainsi qu'un texte de pétition en direction de l'ambassade d'Argentine en France, à faire signer le plus massivement possible.

Merci de nous informer des signatures et des prises de postions syndicales sur notre adresse email.  Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

Il est très important d'envoyer ensuite les pétitions à l'Ambassade d'Argentine ( l'adresse figure dans la pétition)
Nous tiendrons informés les militants argentins qui organisent cette campagne de nos démarches. 

Appel en espagnol
Appel en français

Pétition  

 Venezuela 

Pétition pour obtenir la réintégration immédiate à son poste de travail d’Orlando Chirino, coordinateur national de l’Union Nationale des Travailleurs (UNT), qui a joué un rôle déterminant contre le coup d’état d’avril 2002 et dans la défense de l’industrie pétrolière contre le lock-out patronal fomenté contre PDVSA cette même année.
 Pétition

                                                                                                                             Iran 

En defense des étudiants iraniens emprisonnés par le régime réactionnaire des mollahs

 Appel 

 2007 :

LE CCI(T) participe à la campagne internationale pour la libération des emprisonnès en Iran et pour le rétablissement des libertés

 Petition à envoyer à l'ambassade d'Iran

 

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