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Qui sommes-nous ? Déclaration constitutive Des militants attachés à la défense des droits et intérêts de la classe ouvrière et des masses exploitées en général, avec la conviction que ceux-ci exigent non pas la recherche d’une impossible réforme du système de profit capitaliste, mais la volonté de l’abattre. |
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22-06-2009 |
La rÉvolution prolÉtarienne a commencÉ en Iran ! A bas la dictature ! Pour la constitution d'un gouvernement ouvrier rÉvolutionnaire à TÉhÉran, appuyÉ sur les shuras ! Pour la solidaritÉ internationale de la classe ouvriÈre mondiale avec les masses insurgÉes d'Iran ! L’enjeu du combat Dès l’annonce du score ouvertement truqué des élections, des centaines de milliers de manifestants ont occupé les rues de Téhéran aux cris de « A mort le dictateur ! ». Depuis, chaque jour, malgré l’interdiction de manifester, la répression, les morts et les arrestations, le peuple est dans la rue. En face, la dictature islamiste mobilise ses sbires et ses assassins, ses turbans et ses fusils. Une crise révolutionnaire s’ouvre à nouveau en Iran. Ou la dictature l’emporte dans un bain de sang, ou les masses iraniennes abattent la dictature. L’enjeu du combat qui vient d’être engagé est décisif, non seulement pour le peuple iranien, mais aussi pour tous les peuples de la région. La victoire ou la défaite du peuple iranien auront des conséquences au plan mondial, dans le combat entre révolution et contre-révolution. Le régime islamique a été mis en place contre la révolution iranienne En 1979, la révolution éclatait en Iran : les masses chassaient le Shah, protégé de l’impérialisme américain, des conseils ouvriers, les « shuras », se constituaient dans les usines. La bourgeoisie iranienne se révélait incapable, à elle seule, d’endiguer le mouvement révolutionnaire. L’ayatollah Khomeiny, protégé jusque là par l’impérialisme français à Nauphle‑le‑Château, était renvoyé sur place. Tout en tenant de grands discours contre le « grand Satan » américain, il organisait ses « conseils de la révolution islamique » et installait un régime ultra-réactionnaire qui a liquidé des dizaines de milliers de militants ouvriers. Aujourd’hui, malgré les liquidations, l’exil forcé, la censure et la police politique, la classe ouvrière et la jeunesse iranienne relèvent fièrement la tête contre la dictature réactionnaire islamique. Il est aujourd’hui dans l’impasse Les masses ont voté pour le candidat Moussavi qui parlait de liberté tout en restant dans le cadre de la République islamique. Elles ont tenté d’utiliser ce vote avant tout pour se débarrasser de Mahmoud Ahmadinejad et du régime haï. Mais Moussavi est lui-même un ancien premier ministre de Khomeiny, lui aussi a du sang des ouvriers, des jeunes et des militants sur les mains. Il représente une fraction de la bourgeoisie iranienne qui, sentant l’explosion révolutionnaire venir, a jugé que la dictature devait être un peu adoucie, pour que le régime tienne, au bout du compte, et renoue des relations commerciales plus fructueuses. C’est pour éviter la révolution que Moussavi s’est présenté, mais le trucage des élections par ses anciens amis, qui n’ont pas fait le même calcul que lui, ne fait que précipiter la révolution ! Tous les impérialismes sont inquiets Le président Barack Obama dit avoir de « profondes inquiétudes ». Paris se déclare « préoccupé ». Tous les gouvernements impérialistes peuvent être préoccupés. Ils ne l’ont pas été pendant trente ans quand le régime assassinait et torturait femmes, enfants, étudiants, ouvriers et militants. Rien ne filtrait de la situation en Iran. Aucune image de la courageuse intervention de nos camarades du PCOI il y deux semaines à la tribune de l’OIT pour dénoncer la délégation iranienne et la répression dans leur pays. Ils ne l’ont pas été le lendemain de l’élection du sanglant Ahmadinejad, alors qu’ils connaissaient très bien les conditions de sa réélection. Ils ne l’ont été qu’à partir des premières manifestations monstres. Ce qui leur fait peur, ce n’est pas la réaction, la répression, c’est la révolution ! Et cette fois, leur carte islamique est déjà jouée. Pour un gouvernement ouvrier Les revendications des libertés politiques et syndicales, d’égalité des droits pour les femmes, de la suppression de la chape de plomb de la religion d’Etat, de la libération de tous les emprisonnés, se combinent avec les revendications sur les salaires, les licenciements, contre la misère dans laquelle le régime maintient la plus grande partie de la population. Elles sont incompatibles avec le maintien d’un gouvernement qui défend les intérêts de la bourgeoisie iranienne. Et pour maintenir sa domination face aux masses, la bourgeoisie iranienne ne peut que prendre la forme de la dictature. Pour la bourgeoisie iranienne comme pour l’impérialisme, il faut chercher à écraser la révolution. Il ne peut y avoir de « solution » intermédiaire. C’est pourquoi la seule perspective pour le combat des masses iraniennes ne peut être que de détruire l’Etat bourgeois islamique réactionnaire, de constituer un Etat ouvrier. Pour la solidarité internationale de la classe ouvrière mondiale avec les masses insurgées d'Iran ! Dans tous les pays, les organisations ouvrières, partis et syndicats, doivent appeler à des manifestations massives de solidarité, notamment en direction des ambassades du régime haï d’Iran ! Le CCI(T) appelle tous les salariés, les jeunes, à soutenir le combat du peuple iranien. VIVE LA REVOLUTION PROLETARIENNE EN IRAN ! |
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19-06-2009 |
Editorial : Elections européennes : La classe ouvrière et la jeunesse persistent et signent En refusant d’aller voter aux élections européennes, avec une abstention record dépassant souvent les 70 % dans les villes et banlieues ouvrières, la classe ouvrière et la jeunesse ont confirmé avec éclat leur rejet de l’Europe des capitalistes qu’elles avaient déjà exprimé au référendum de 2005. L’abstention massive est un camouflet pour Sarkozy qui s’était empressé, à peine élu, de faire approuver le décalque du Traité Constitutionnel Européen par le Parlement réuni en Congrès. Il voulait faire oublier au plus vite cet épisode fâcheux. Mais les ouvriers et les jeunes n’ont pas oublié. C’est aussi un camouflet pour l’UMP, le parti du Président, dont le « succès », sitôt vanté par les commentateurs en service commandé, ne représente en réalité qu’à peine plus de 11 % des inscrits. Mais c’est également un échec pour les partis PS, PCF et PG réunis dans le Front de Gauche, NPA et LO qui ont choisi de présenter des candidats à ces élections, tournant le dos au vote Non de 2005 et avalisant de facto la ratification du Traité par Sarkozy. Votez pour nous, disaient-ils, tout deviendra possible, nos députés combattront pour une Europe sociale, le SMIC européen, la défense des services publics, contre les licenciements et les délocalisations etc... Mais la classe ouvrière et la jeunesse savent ce qu’est l’Europe des capitalistes et ses institutions, Parlement compris, qui sont tout entiers au service des gouvernements bourgeois. Ils ont refusé de croire que le vil plomb se transformerait en or. PS, Front de Gauche, NPA et LO prétendaient aussi que voter pour eux était l’occasion d’adresser un avertissement à Sarkozy, de signifier que le combat des salariés dans la rue se poursuivait dans ces élections. Mais la classe ouvrière et la jeunesse, qui ont cherché les moyens d’imposer la grève générale pour en finir avec Sarkozy, contre les journées d’action et les combats isolés et disloqués, ont parfaitement compris qu’il ne s’agissait là que d’un tour de passe-passe, que Sarkozy se moquait des « avertissements » comme il se moque des journées d’action. Ils ont compris qu’on leur proposait un plat de lentilles en échange de leur volonté de centraliser leur combat contre le gouvernement. De la même façon qu’ils refusent aujourd’hui dans leur grande majorité de participer à la mascarade des journées du 26 mai et du 13 juin, ils ont refusé de cautionner par leurs votes la poursuite de cette mystification. L’abstention massive des travailleurs et des jeunes est donc volontaire. Mais elle n’a pu s’affirmer ouvertement, dans toute sa dimension politique, faute d’un Parti Ouvrier Révolutionnaire qui aurait mené partout une campagne pour le boycott de cette élection, pour chasser Sarkozy et son gouvernement, pour un gouvernement des travailleurs, condition indispensable pour aller vers les Etats Socialistes d’Europe. C’est en tout cas cette orientation que le CCI(T), avec ses moyens, a défendue. Une profonde maturation politique de la classe ouvrière et de la jeunesse est en cours Faisant comme si de rien n’était, Sarkozy déclare au lendemain de ces élections triomphales : « Ce succès aux élections commande d’aller plus loin. L’Europe doit changer. Les réformes doivent continuer. » Une telle assurance ne lui vient pas des mirifiques 11 % des inscrits obtenus par l’UMP. Ni même du score calamiteux du PS. Ce qui lui permet d’avancer, c’est la garantie qu’il a obtenue que « le gouvernement était tranquille jusqu’à l’été », comme l’a dit sans ambages un de ses conseillers, après avoir pris connaissance du dispositif des journées d’action des 26 mai et 13 juin mis en place par les appareils syndicaux. Alors que par millions les travailleurs et les jeunes avaient montré leur volonté d’en finir avec sa politique, les directions syndicales sont parvenues à escamoter toute perspective de combat immédiate, de centralisation politique contre le gouvernement. Elles sont parvenues à contenir le formidable élan exprimé le 29 janvier, le 19 mars et même encore le 1er mai dans la grève et les manifestations, à laisser isolé jusqu’au bout le mouvement dans les Universités, continuant de négocier, de commissions en groupe de travail, les réformes du gouvernement dont les grévistes demandaient le retrait. Avec le soutien apporté aux directions syndicales dans leur dispositif de bousille par les partis PS PCF PG LO NPA qui certes, proclament leur opposition à Sarkozy, font même pour certains, comme le NPA, de grandes déclarations sur la grève générale, mais au bout du compte n’avancent comme perspective politique aux millions de salariés et de jeunes pour en finir avec ce gouvernement et sa politique que l’horizon lointain et hypothétique des élections de 2012. En apparence, tout se déroule donc selon le schéma bien rôdé : le gouvernement va poursuivre sa politique, continuant à s’appuyer sur le « dialogue social » pour faire passer ses réformes et la prochaine journée d’action est déjà annoncée… pour le 7 octobre. Mais en même temps, des oppositions de plus en plus nombreuses se manifestent dans et hors des syndicats contre l’orientation des directions, dépassant les anciens clivages, cherchant à s’organiser pour surmonter les obstacles. Ici, des sections syndicales CGT ou SUD déclarent ouvertement qu’elles ne soutiennent pas la mascarade du 13 juin, là d’autres s’adressent publiquement à leur direction pour leur demander de cesser de disloquer les combats, de préparer la grève générale contre le gouvernement, ailleurs dans les syndicats de la FSU, c’est un tollé des militants pour fustiger l’abstention de la direction sur le vote au CTPM des projets de décrets du gouvernement qui détruisent la formation des enseignants, aboutissement d’un soutien à peine déguisé. Derrière l’apparence, une intense maturation politique de toute la classe ouvrière est en cours. Elle prépare l’irruption d’une crise révolutionnaire, submergeant les appareils. Pour le capitalisme, le temps des artifices est révolu La situation économique empire mois après mois. Des entreprises de plus en plus nombreuses ferment leurs portes, le chômage explose, les prévisions s’effondrent. Après avoir épuisé les possibilités légales de mise en chômage partiel, de mise en congés forcés, nombre d’entreprises préparent à leur tour d’autres plans de licenciements à grande échelle. Cependant les affaires continuent, de celles précisément qui ne font que renforcer la crise : les banques s’engraissent en souscrivant aux emprunts émis par les Etats pour financer leurs dettes, les détenteurs de capitaux spéculent sur tout ce qui bouge, comme à nouveau sur le pétrole, les entreprises les plus solides en rachètent d’autres moins vaillantes, restructurent et taillent dans les effectifs pour augmenter la productivité, la grande distribution et l’industrie agro-alimentaire étranglent les producteurs de lait, les pêcheurs ou les éleveurs. Avec un seul effet : d’un coté, la concentration s’accroît, les spéculateurs spéculent, et de l’autre, la misère gagne du terrain, étouffant de plus en plus l’activité économique. Finis les beaux discours de Mme Lagarde, envolées les certitudes du président Lula qui prétendait que la crise ne serait qu’une « vaguelette » quand elle arriverait aux portes du Brésil, hors service la mécanique bien huilée des exportations allemandes, anéanti le miracle de la croissance espagnole tirée par une frénésie immobilière. Partout la récession s’installe, brutalement ici, plus lentement ailleurs, les uns entrainant les autres dans la chute. Les gouvernements bourgeois promettent pourtant la reprise pour 2010 ou 2011. Ils mentent. Toutes les mesures qu’ils ont prises pour parer au plus pressé aggravent au contraire les contradictions du système capitaliste à bout de souffle, et d’abord le colossal endettement public généré par les plans de sauvetage des banquiers et des patrons, véritable bombe à retardement qui ne demande qu’à exploser. Ils mentent, mais ils préparent la suite. Les dépenses militaires croissent à nouveau de manière spectaculaire. Pourtant les conditions politiques d’un affrontement entre les principaux impérialismes sont loin d’être réunies. Cela supposerait comme préalable indispensable de très profondes défaites politiques de la classe ouvrière au plan mondial, du même type que celles qui ont précédé le déclenchement de la seconde guerre mondiale, avec la victoire du fascisme en Italie, en Allemagne et en Espagne. Mais les entreprises militaires impérialistes à l’encontre de pays tiers vont se multiplier, chacun défendant ou cherchant à étendre sa sphère de contrôle. L’inauguration de la base militaire française à quelques encablures des cotes iraniennes participe évidemment de cette fuite en avant. La crise économique que nous vivons aujourd’hui n’a rien de comparable avec les crises précédentes qui ont secoué périodiquement le système capitaliste mondial depuis la fin des « Trentes glorieuses ». A chacune de ces crises, les gouvernements bourgeois étaient parvenus, au prix de multiples artifices, comme le crédit illimité, à différer l’irruption de la crise généralisée du mode de production. Mais nous y sommes et pour le capitalisme, le temps des artifices est révolu car ils ne sont désormais que des facteurs d’accélération immédiats de la crise. Les bourgeoisies, leurs gouvernements, n’ont aucune solution pour sortir de la crise, sauf à plonger le prolétariat, la jeunesse, les populations des pays dominés, dans une effroyable régression. Les masses perçoivent avec angoisse cette situation nouvelle, elles sentent que les combats qu’il va falloir mener sont d’une tout autre ampleur que précédemment, que la simple défense contre les licenciements, contre les attaques tout azimut, se heurte immédiatement au maintien au gouvernement des patrons et des banquiers, au maintien du système capitaliste. Pour aider à la centralisation du combat de toute la classe ouvrière et de la jeunesse en défense des revendications Pour chasser Sarkozy et le gouvernement de la bourgeoisie, Pour un gouvernement des travailleurs qui s’attaque au capitalisme, réorganise l’économie pour la satisfaction des besoins et des revendications de l’immense majorité de la population Il faut construire un Parti Ouvrier Révolutionnaire Elections européennes en France : qui a votÉ et pour qui ? 60 % d’abstentions. Le premier ministre Fillon se félicite de la victoire de la « majorité présidentielle ». En fait 11,2 % (28% des 40 %) des électeurs auront donc voté pour l’UMP, parti du président de la République, parti ayant absorbé l’UDF et les voix du Front National. Cela ne fait pas lourd dans la balance !! Qui a votÉ ? qui n’a pas votÉ ? 60% des électeurs n’ont pas voté. Non par inconscience mais pour dire une deuxième fois, après le « Non » majoritaire au traité européen, leur « non » à ces institutions. Libre à Sarkozy de ne voir que la victoire de ses 11,2 %, mais ces 60 % ajoutés à tous ceux qui ont voté pour des partis qui se prononçaient contre l’Europe capitaliste ont un tout autre sens. C’est ce qu’un commentateur de la radio publique France-Info analyse comme la recherche d’un « ailleurs politique ». Analyser par grandes circonscriptions de vote n’a aucun sens, le Nord ouvrier étant, par exemple, regroupé avec la Mayenne paysanne, il faut voir plus finement, au-delà des départements, jusqu’aux communes pour y comprendre quelque chose : · l’abstention est générale, mais le taux augmente d’autant plus que l’on se retrouve dans les communes ouvrières, les banlieues travailleuses. L’exemple de Roubaix dans le Nord, de Rive de Giers dans la Loire ou de La Courneuve dans la banlieue parisienne (cf. tableau plus bas) est assez clair. Les taux d’abstentions sont massifs : jusqu’à plus de 70 %. A l’inverse, la grande bourgeoisie a voté massivement aux européennes et massivement pour le parti de Sarkozy comme à Neuilly (cf tableau). · Au milieu, se placent les villes et banlieues résidentielles, mélangeant ouvriers, employés, classes moyennes urbaines titillées par l’écologie mais pas encore vraiment touchées par la crise qui vient. L’abstention y est comparable à la moyenne – très forte – de la France. Pour ceux qui étaient à la recherche de postes, d’élus et de publicité dans cette histoire, il y eu beaucoup de vainqueurs et deux grands perdants. Le parti bourgeois majoritaire, nous l’avons vu, travaille à repeindre son maigre score (réel) en écrasante victoire. Le parti socialiste, sans surprise, paye son adaptation et son soutien total à la politique de Sarkozy et se fait presque doubler par Europe Ecologie, d’autant plus que la ville est plus grande et contient moins d’ouvriers. Il résiste clairement mieux dans les villes ouvrières, ce dont il faudra tenir compte dans nos analyses. Le MODEM se dégonfle aussi vite qu’il avait grossi fournissant des voix inespérées à Europe Ecologie. Voulant refaire ce qui s’était passé naturellement en 2006, l’association du combat pour le NON et la bataille contre Chirac et le CPE, deux fois non à Chirac, il s’est trompé, personne ne pensant aujourd’hui que les européennes puissent être un terrain de combat contre Sarkozy. Il reste pour lui une couche assez stable de petits commerçants, de paysans et d’électeurs chrétiens. Europe Ecologie talonne le Parti Socialiste. Les électeurs proviennent essentiellement des zones urbanisées représentatives de classes moyennes. Il est intéressant de noter que le vote pour la liste Europe Ecologie varie en général dans le même sens que l’abstention et à l’inverse du vote pour les organisations ouvrières. Les nouveaux apparus sont heureux, surtout ceux qui ont des sièges… On peut dire que le Front de gauche n’a pas réellement réussi à faire apparaitre le caractère « unitaire » de son opération car dans beaucoup de cas il se contente d’additionner des voix issues du PS et les voix du PC, mais cela reste à analyser plus précisément. Le NPA le talonne, mais dans certains départements il passe nettement devant, par exemple dans la Meuse ou la Meurthe et Moselle. Au-delà de l’influence de l’activité militante, les vieilles restructurations de la sidérurgies accompagnées par le PCF dirigeant la CGT doivent être encore dans les mémoires ouvrières… Nous nous retrouvons dans une situation où se qui s’exprime est clair : · Refus, pour la majorité de l’électorat et en particulier l’électorat ouvrier (l’analyse des votes par bureaux le montrera), après le vote majoritaire du NON au référendum sur le traité constitutionnel, d’entériner la participation des organisations qui se réclament de la défense des travailleurs à l’union européenne et à ses élections : ils n’ont pas voté pour elles. · Dislocation du paysage politique antérieur. Le front de gauche et le NPA, nouveaux apparus font presque autant à eux deux que le Parti Socialiste. Marginalisation de Lutte Ouvrière · Les grandes manœuvres commencent déjà : d’un côté PS, Ecologistes prêts à s’allier au Modem, de l’autre le Front de Gauche prêt à proposer au PS et au NPA une grande alliance, pas tout de suite pour virer Sarkozy, mais pour préparer 2012, avoir des élus et proposer un grand front populaire en défense du système, avec tous les habitués de la politique à sa tête… * * * * * Les résultats européens, qui marquent un recul général – mais avec des différences considérables – des partis socialistes complètement intégrés à la défense et la gestion du système capitaliste exigent une analyse fine que nous publierons dans le prochain numéro de CPFC. Quelques résultats en France : | Circonscriptions | Abstentions | FN | Libertas | Parti de la France | Debout la rép | UMP | MODEM | Europe écologie | Alliance écolo | PS | FG | NPA | LO* | | Nord Ouest | 60,2 | 10,2 | 4,26 | | 2,4 | 24,2 | 8,67 | 12,1 | 3,56 | 18,09 | 6,84 | 5,8 | | | Est | 60,9 | 7,57 | 4,1 | | 2,34 | 29,2 | 9,43 | 14,27 | 4,26 | 17,24 | 3,89 | 5,65 | | | Ouest | 57,6 | 3,06 | 10,27 | | | 27,2 | 8,48 | 16,64 | 3,72 | 17,28 | 4,58 | 5,13 | | | Massif central centre | 57,4 | 5,12 | 4,9 | 1,89 | | 28,5 | 8,14 | 13,58 | 3,45 | 17,79 | 8,07 | 5,45 | | | Sud Ouest | 55,5 | 5,93 | 3,06 | | 1,28 | 26,9 | 8,6 | 15,82 | 4,24 | 17,71 | 8,15 | 5,61 | | | Sud Est | 60,4 | 8,49 | 4,29 | | 1,99 | 29,3 | 7,37 | 18,27 | 3,75 | 14,49 | 5,9 | 4,33 | | | Ile de France | 57,9 | 4,4 | 3,28 | | 2,44 | 29,6 | 8,52 | 20,86 | 2,97 | 13,57 | 6,32 | 3,48 | | | Exemples de Départements | Abstentions | FN | Libertas | Parti de la France | Debout la rép | UMP | MODEM | Europe écologie | Alliance écolo | PS | FG | NPA | LO* | | Nord | 62,09 | 9,66 | 2,96 | | 2,3 | 24,6 | 8,4 | 12,25 | | 19,55 | 8,01 | 5,32 | | | Pas de calais | 60,03 | 12,9 | 4,16 | | | 19,5 | 7,71 | 9,33 | 3,53 | 21,47 | 8,98 | 5,89 | 2,83 | | Somme | 57,8 | 12 | 6,68 | | | 22,4 | 8,6 | 9,77 | 3,16 | 17,73 | 6,53 | 7,14 | 2,12 | | Loire | 61,2 | 7,91 | 4,5 | | 2,07 | 28,2 | 8,87 | 14,82 | 3,42 | 17,05 | 5,83 | 5,07 | | | Seine Maritime | 59,26 | 8,6 | 3,48 | | 2,7 | 23,7 | 8,18 | 13,26 | 3,42 | 18,59 | 7,74 | 6,21 | | | Haute Garonne | 53,8 | 4,91 | 1,8 | | 1,15 | 27,1 | 8,03 | 18,73 | 4,22 | 19,3 | 7,59 | 5,42 | | | Meurthe et Moselle | 61,81 | 6,56 | 3,65 | | 2,68 | 25,2 | 9,38 | 14,74 | 3,65 | 19,54 | 5,88 | 6,62 | | | Meuse | 58,64 | 8,07 | 5,93 | | 2,76 | 28,1 | 9,32 | 11,99 | 4,23 | 17,06 | 3,19 | 7,1 | | | Alpes maritimes | 61,85 | 11,2 | 4,04 | | 2,13 | 35,1 | 6,22 | 17,07 | 4,15 | 10,73 | 4,85 | 2,84 | | | | | | | | | | | | | | | | | | Guadeloupe | 85,4 | | | | | 23,2 | 2,85 | 51,38 | 0,01 | 16,8 | | | | | Ile de France | Abstentions | FN | Libertas | Parti de la France | Debout la rép | UMP | MODEM | Europe écologie | Alliance écolo | PS | FG | NPA | LO* | | La courneuve | 71,5 | 6,25 | | | 2,35 | 15 | 5,18 | 9,85 | 9,85 | 21,53 | 20,87 | 4,64 | | | Bobigny | 74,6 | 6,3 | | | | 14,4 | 7,55 | 11,51 | | 16,55 | 19,85 | 5,88 | | | Paris 16eme | 51,2 | 2,99 | | | | 59,4 | 7,13 | 13,17 | | 5,94 | 1,07 | 0,64 | | | Neuilly sur seine | 49,7 | 2,55 | | | | 65,2 | 5,95 | 11,83 | | 3,99 | 0,58 | 0,45 | | | Exemples de villes ouvrières | | | | | | | | | | | | | | Douai | 65,5 | 9,6 | | | | 25,4 | 9,68 | 12,03 | | 17,79 | 7,6 | 5,88 | | | Roubaix | 75,5 | 9,4 | | | | 21,4 | | 15,01 | | 23,68 | 4,59 | 5,7 | | | Rive de gier | 68 | 10,4 | | | | 22,9 | 5,97 | 11,12 | | 18,24 | 13,63 | 7,45 | 2,25 | | Venissieux | 72,5 | 8,03 | | | | 16,1 | 7,41 | 13,43 | | 18,99 | 16,95 | 7,34 | 2,01 | | Exemples de villes petites bourgeoses et bourgeoises | | | | | | | | | Nice | 62,6 | 12,2 | | | | 33,6 | 6,33 | 15,83 | | 12,66 | 5,24 | 2,9 | | | Cannes | 62,1 | 11,47 | | | | 42,35 | 5,71 | 14,43 | | 9,72 | 2,96 | 2,53 | | | Ste Foy les Lyon | 49,6 | 3,79 | | | | 40,7 | 9,73 | 19,13 | | 12,34 | 2,94 | 2,05 | | * LO : tous les chiffres de LO ne nous ont pas été accessibles. |
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Internationnal : Défense des militants et organisations |
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2008 : Argentine
Le groupe trotskyste espagnol Germinal nous a informé d'une campagne qu'il menait en relation avec des militants argentins pour la libération de 6 ouvriers détenus depuis 2006 suite à une grève massive et des affrontements avec la police, en nous demandant d'y participer. Vous trouverez ci-joint le texte en espagnol signé de nos deux organisations, sa traduction française, ainsi qu'un texte de pétition en direction de l'ambassade d'Argentine en France, à faire signer le plus massivement possible. Merci de nous informer des signatures et des prises de postions syndicales sur notre adresse email.
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Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir Il est très important d'envoyer ensuite les pétitions à l'Ambassade d'Argentine ( l'adresse figure dans la pétition) Nous tiendrons informés les militants argentins qui organisent cette campagne de nos démarches. Appel en espagnol Appel en français Pétition Venezuela Pétition pour obtenir la réintégration immédiate à son poste de travail d’Orlando Chirino, coordinateur national de l’Union Nationale des Travailleurs (UNT), qui a joué un rôle déterminant contre le coup d’état d’avril 2002 et dans la défense de l’industrie pétrolière contre le lock-out patronal fomenté contre PDVSA cette même année. Pétition Iran En defense des étudiants iraniens emprisonnés par le régime réactionnaire des mollahs Appel 2007 : LE CCI(T) participe à la campagne internationale pour la libération des emprisonnès en Iran et pour le rétablissement des libertés Petition à envoyer à l'ambassade d'Iran |
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